Vous connaissez ce moment où votre enfant se met à tirer sur ses oreilles en pleurant ? Autant dire que c'est rarement bon signe. Les otites, ces infections de l'oreille si fréquentes chez les tout-petits, peuvent vite tourner au cauchemar pour les parents. Mais pas de panique, on fait le point sur ces vilaines bestioles et comment les éviter.

Pourquoi les enfants sont-ils si touchés ?

D'abord, sachez que près de 75% des enfants de moins de 3 ans ont déjà eu au moins une otite. (Oui, vous avez bien lu : trois quarts.) Le truc, c'est que leur système immunitaire n'est pas encore au point. Et puis, leurs trompes d'Eustache - ces petits conduits qui relient l'oreille au nez - sont plus horizontales, ce qui favorise l'accumulation de liquide. Résultat : un terrain de jeu idéal pour les bactéries.

Autre chose : les rhumes à répétition. Chaque infection des voies respiratoires supérieures augmente le risque d'otite. (Merci la vie.) Et puis, il y a les garderies. Plus un enfant y passe de temps, plus il est exposé aux virus. (D'après nos confrères de [Source], les enfants en collectivité ont 2 fois plus de risques d'otites.)

Comment les prévenir ?

Bon, on ne va pas se mentir : impossible de les éviter à 100%. Mais on peut limiter les dégâts. D'abord, l'allaitement maternel. (Oui, encore lui.) Les études montrent que les bébés nourris au sein ont moins d'otites. Pourquoi ? Les anticorps, bébé !

Ensuite, la vaccination. Le vaccin contre le pneumocoque, par exemple, réduit significativement les risques. (Merci la science.) Et puis, évitez les biberons en position allongée. (Oui, même si c'est plus pratique.)

Côté hygiène, pas de panique : pas besoin de stériliser la moitié de la maison. Un simple lavage des mains régulier suffit. (Et oui, c'est aussi simple que ça.)

Et quand ça arrive ?

Votre enfant a mal aux oreilles ? D'abord, pas de panique. (Facile à dire, hein ?) Les otites virales guérissent souvent toutes seules en quelques jours. Mais si la fièvre dépasse 38,5°C ou si la douleur persiste plus de 48h, direction le pédiatre. (Pas le choix.)

Côté traitement, les antibiotiques ne sont pas systématiques. (Ouf, on évite les résistances.) Mais parfois, ils sont nécessaires. Le médecin pourra aussi prescrire des antalgiques pour la douleur. (Parce que voir son enfant souffrir, c'est vraiment pas drôle.)

Et puis, il y a les remèdes de grand-mère. Compresse tiède sur l'oreille, par exemple. (Attention, pas de chaleur directe, hein !) Certains jurent aussi par l'huile d'olive tiède. (Mais là, on est dans le domaine du