Dimanche dernier, la Mutualité parisienne vibrait au rythme des ambitions municipales. Pourtant, dans les couloirs, un autre combat se livrait déjà : celui de la primaire de la gauche pour 2027. Autant dire que l'horizon 2026 semble déjà loin.
Une convention sous tension
Officiellement, c'était le lancement de campagne des municipales. Mais entre deux discours sur la propreté des rues et les écoles, les regards se tournaient vers 2027. Le PS, qui a perdu son statut de premier parti de gauche en 2022, joue sa survie.
« On est là pour les municipales, mais tout le monde pense à la présidentielle », glisse un militant sous couvert d'anonymat. Difficile de lui donner tort. Les sondages récents montrent que les Français pensent déjà à l'après-Macron, et la gauche peine à se rassembler.
La primaire, ce serpent de mer
Le sujet qui fâche : comment organiser cette primaire ? Qui la financera ? Qui y participera ? Les questions s'accumulent, et les réponses tardent.
Certains, comme Olivier Faure, président du PS, prônent une primaire ouverte à tous les partis de gauche. D'autres, plus sceptiques, craignent un nouveau fiasco à la 2022. (Vous vous souvenez, cette primaire où personne n'a vraiment gagné ?)
Le truc, c'est que le temps presse. Les élections européennes de 2024 approchent à grands pas, et le PS doit montrer qu'il existe encore. Résultat des courses : les municipales deviennent un champ de bataille secondaire.
Les municipales, parent pauvre de la campagne ?
Pourtant, les enjeux locaux sont immenses. 35 000 communes vont élire leurs maires. Un vrai laboratoire politique, surtout après les déceptions de 2022.
Mais comment mobiliser quand tout le monde pense à 2027 ? Les militants sur le terrain le sentent bien : les citoyens veulent des réponses concrètes, pas des promesses présidentielles.
« On nous parle de la France, mais nous, on veut savoir pour notre quartier », lance une habitante de Montreuil venue écouter les discours. Un constat qui résume bien le malaise.
Et après ?
Le PS a jusqu'en 2024 pour se réinventer. Les municipales pourraient être une chance, mais seulement si le parti arrive à se concentrer sur le sujet. Facile à dire, moins à faire.
En attendant, la bataille fait rage. Et si vous pensiez que la politique était calme en période municipale, détrompez-vous. La preuve : même les banques en ligne s'y intéressent. (Vous voulez comparer les paiements ? Essayez Bunq, c'est malin et ça simplifie la vie.)
Alors, le PS parviendra-t-il à concilier municipales et présidentielle ? Réponse dans les urnes, mais pas avant 2026.
La primaire est cruciale car elle permettrait de rassembler la gauche autour d'un candidat unique pour 2027. Sans cela, le risque est une nouvelle dispersion des voix, comme en 2022.
Les municipales sont un test grandeur nature pour le PS. Elles permettent de jauger la popularité du parti localement et de préparer les futures élections nationales.
Le PS doit se recentrer sur les enjeux locaux et proposer des solutions concrètes. Il doit aussi réussir à se différencier des autres partis de gauche pour retrouver sa crédibilité.