Vous vous souvenez de cette histoire qui avait fait le tour des réseaux sociaux ? Un ado de 16 ans arrêté pour avoir braqué une bijouterie. Le pire ? Il avait été recruté en ligne par un gang. Ce n'est pas un cas isolé.
Vanessa Perrée, procureure nationale anti-criminalité organisée, tire la sonnette d'alarme. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça fait froid dans le dos.
Un phénomène qui prend de l'ampleur
D'après nos confrères de BFM, Vanessa Perrée était l'invitée d'une émission ce mardi 10 février. Et ce qu'elle a révélé est glaçant. « On voit de plus en plus de jeunes, parfois très jeunes, être ciblés par des groupes criminels », explique-t-elle.
Le truc, c'est que ces jeunes ne sont pas forcément des délinquants dans l'âme. Non, non. Souvent, ils sont juste en quête de reconnaissance, d'argent facile, ou pire, ils se font manipuler. Résultat des courses : ils finissent par commettre des actes graves, parfois même des meurtres.
Autre chose : ces recrutements se font de plus en plus via les réseaux sociaux. Snapchat, Instagram, TikTok... Les gangs ont compris qu'ils pouvaient y trouver des proies faciles. (D'ailleurs, vous avez vu comment ces plateformes sont devenues des terrains de jeu pour les prédateurs ?)
Prévention et répression : la double approche nécessaire
Alors, que faire ? Vanessa Perrée est claire : il faut agir sur deux fronts. D'abord, la prévention. « Il faut informer les jeunes, leurs parents, les enseignants, sur les dangers de ces recrutements », insiste-t-elle.
Mais ça ne suffit pas. La répression doit aussi être renforcée. « On ne peut pas laisser ces groupes agir en toute impunité », martèle la procureure. Et elle a raison. Parce que, soyons honnêtes, quand on voit le nombre de jeunes qui tombent dans ces filets, c'est qu'il y a un vrai problème.
Le problème, c'est que les peines sont souvent trop légères. Et puis, les gangs savent comment contourner la loi. Ils utilisent des intermédiaires, des jeunes eux-mêmes, pour éviter d'être directement impliqués. Bref, c'est un vrai casse-tête pour les forces de l'ordre.
Un phénomène qui touche toutes les couches de la société
On pourrait se demander si ces recrutements concernent seulement les jeunes issus de milieux défavorisés. Eh bien, non. Pas du tout. Les gangs ciblent tous les profils. Des ados de banlieue, bien sûr, mais aussi des jeunes de quartiers aisés, des étudiants, des lycéens.
Pourquoi ? Parce que ces jeunes ont souvent des compétences qui intéressent les criminels. Ils sont tech-savvy, ils ont des réseaux, ils sont influents. (D'ailleurs, vous avez vu comment certains influenceurs sont devenus des cibles pour les gangs ?)
Le pire, c'est que ces jeunes ne se rendent pas toujours compte dans quoi ils mettent les pieds. Ils pensent souvent qu'ils ne feront que des « petites » choses. Mais une fois qu'ils sont dedans, c'est trop tard. Ils sont coincés.
Des solutions existent, mais il faut agir vite
Alors, que faire concrètement ? Vanessa Perrée propose plusieurs pistes. D'abord, renforcer les partenariats entre les écoles, les associations et les forces de l'ordre. Ensuite, créer des programmes de sensibilisation dans les collèges et les lycées. Et enfin, punir plus sévèrement les recruteurs.
Mais tout ça prend du temps. Et le temps, justement, c'est ce qui nous manque. Parce que chaque jour qui passe, de nouveaux jeunes tombent dans le piège. Et chaque jour qui passe, c'est un peu plus difficile de les en sortir.
Bref, le combat est loin d'être gagné. Mais au moins, maintenant, on sait à quoi s'en tenir. Et ça, c'est déjà un premier pas.
Les gangs utilisent principalement les réseaux sociaux pour cibler les jeunes. Ils leur proposent souvent de l'argent facile, de la reconnaissance, ou même des « opportunités » qui n'en sont pas. Une fois que le jeune est accroché, ils le manipulent pour qu'il commette des actes de plus en plus graves.
Il faut en parler avec lui, sans jugement. Essayez de comprendre ce qui l'attire dans cette proposition. Ensuite, contactez les autorités ou une association spécialisée. Ne laissez pas la situation s'aggraver.
Les peines varient selon les pays et les législations. En France, par exemple, les recruteurs peuvent être poursuivis pour association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants, ou même pour complicité de meurtre. Mais les peines sont souvent trop légères, ce qui encourage les gangs à continuer.
