Ça y est, le RIC est de retour dans le débat. Et pas qu’un peu. La députée Marie Pochon, figure montante des écologistes, va déposer une proposition de loi pour inscrire le référendum d’initiative citoyenne (RIC) dans la Constitution. Autant dire que ça va faire du bruit.

On se souvient tous de la promesse d’Emmanuel Macron en 2017. Le RIC, c’était un peu le serpent de mer de la Ve République. Mais depuis, rien. Ou presque. Alors, les écologistes remettent le couvert. Et cette fois, ils visent haut : la Constitution.

Un RIC délibératif, mais quoi exactement ?

D’abord, précisons : il ne s’agit pas du RIC tel qu’on l’imagine souvent. Pas de référendum à tout va, non. Ici, on parle de RIC délibératif. C’est-à-dire ? Un processus où les citoyens sont consultés, mais de manière encadrée, avec des débats approfondis. (Un peu comme une version moderne des états généraux, en plus participatif.)

Marie Pochon, elle, défend une approche pragmatique. « Il ne s’agit pas de tout révolutionner, mais de donner la parole aux citoyens sur des sujets qui les concernent directement », explique-t-elle. Difficile de dire si cette fois, ça passera. Mais une chose est sûre : le débat est relancé.

Pourquoi maintenant ?

La question se pose. Pourquoi les écologistes remettent-ils le RIC sur la table en 2026 ? Plusieurs raisons, probablement. D’abord, la défiance envers les institutions est toujours aussi forte. (On se souvient des Gilets jaunes, des manifestations contre la réforme des retraites, etc.) Ensuite, les écologistes ont le vent en poupe. Ils ont fait une percée historique aux dernières élections. Résultat des courses : ils ont les moyens de faire entendre leur voix.

Et puis, il y a l’actualité. Entre la crise climatique, les inégalités sociales, et les débats sur la démocratie participative, le terrain est fertile. « On ne peut plus ignorer la demande de participation citoyenne », lance un proche de Marie Pochon. (D’ailleurs, on pourrait se demander si cette proposition n’est pas aussi une manière de tester l’opinion avant les prochaines élections.)

Et après ?

Alors, que va-t-il se passer ? Difficile de prédire l’avenir. Mais une chose est sûre : cette proposition va relancer le débat. Et pas qu’un peu. Les opposants au RIC vont sortir du bois. Les partisans vont se mobiliser. Bref, ça va bouger.

Reste à savoir si cette fois, les choses iront plus loin. On se souvient des promesses non tenues du passé. Mais cette fois, les écologistes ont les moyens de leurs ambitions. Et puis, la pression citoyenne est forte. Alors, qui vivra verra.

En attendant, on peut déjà parier sur des débats animés. Et peut-être, enfin, une avancée concrète vers plus de démocratie participative.

Le RIC délibératif est une version plus encadrée du référendum d’initiative citoyenne. L’idée est de permettre aux citoyens de participer à des débats approfondis avant de voter. Cela évite les décisions impulsives et favorise une réflexion collective. C’est un peu comme un référendum, mais en plus structuré.

Difficile à dire. Les écologistes ont le vent en poupe, mais le RIC est un sujet clivant. Les opposants sont nombreux, et le gouvernement n’a pas toujours été favorable à ce type de réforme. Cependant, la pression citoyenne est forte, et les écologistes ont les moyens de leurs ambitions. Alors, on peut espérer une avancée, mais rien n’est garanti.