Un tracteur tracte une remorque avec un message peu flatteur pour Keir Starmer devant Westminster. La scène est devenue banale, presque symbolique. Pendant ce temps, l'économie britannique avance... mais à petits pas.

Une croissance en berne, mais pas en crise

Le moins qu'on puisse dire, c'est que 2025 n'a pas été une année faste pour le Royaume-Uni. L'ONS, l'Office national des statistiques, vient de publier les chiffres du PIB pour le quatrième trimestre 2025. Résultat : une timide hausse de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Sur l'année, on atteint péniblement les 1,3% de croissance.

Alors, catastrophe ? Pas vraiment. (On pourrait presque s'en réjouir, d'ailleurs.) D'autant que les experts craignaient pire. Entre les tensions géopolitiques et la politique commerciale agressive de Trump, le Royaume-Uni s'en sort plutôt bien. Autant dire qu'on respire.

Londres joue les équilibristes avec Washington

Côté exportations, le Royaume-Uni a réussi un petit coup. Londres a été la première capitale européenne à signer un accord avec la Maison Blanche. Le 8 mai 2025, un accord limitait les taxes à 10% sur la plupart des exportations britanniques vers les États-Unis. C'est mieux que ce que subissent les autres pays européens.

Mais attention, tout n'est pas rose. L'acier reste taxé à 25%. En contrepartie, les Britanniques ont obtenu une exemption pour les produits pharmaceutiques. Le NHS, le système de santé public, a dû s'engager à augmenter ses prix d'achat pour les nouveaux médicaments américains. (Un choix qui ne va pas plaire à tout le monde, forcément.)

Et maintenant, on fait quoi ?

Alors, où en est-on ? Difficile de dire avec certitude si le pire est derrière nous. L'économie britannique reste fragile, mais elle tient bon. Les exportations tiennent le choc, malgré les taxes. Le gouvernement tente de rassurer. Mais les manifestations, comme celle devant Westminster, rappellent que tout le monde n'est pas convaincu.

Le truc, c'est que personne ne sait vraiment ce que nous réserve 2026. Les élections approchent, les tensions commerciales persistent. Bref, l'incertitude règne. Mais une chose est sûre : le Royaume-Uni a montré une certaine résilience. Reste à savoir si cela suffira.

Et vous, vous en pensez quoi ? L'économie britannique va-t-elle enfin décoller, ou continuer à stagner ?

Plusieurs facteurs expliquent cette faible croissance. D'abord, l'incertitude politique et les tensions géopolitiques ont pesé sur les investissements. Ensuite, la politique commerciale agressive des États-Unis a affecté les exportations. Enfin, la demande intérieure reste atone, en raison d'un pouvoir d'achat en baisse et d'une inflation persistante.

L'acier est particulièrement touché, avec des taxes maintenues à 25%. Les produits pharmaceutiques ont été épargnés, mais au prix d'un engagement coûteux pour le NHS. Les autres secteurs exportateurs subissent des taxes de 10%, ce qui reste pénalisant.

Les perspectives restent incertaines. Tout dépendra de l'évolution des tensions commerciales, de la politique du gouvernement et de la situation géopolitique. Si les choses s'améliorent, une reprise est possible. Mais si les incertitudes persistent, la croissance pourrait stagner.