Imaginez un peu : votre smartphone qui gonfle comme un ballon de baudruche. Absurde ? Pas tant que ça. Le silicium-carbone, star des batteries chinoises, fait trembler les géants occidentaux. Et pour cause.
Pourquoi Apple et Samsung boudent-ils cette technologie ? La réponse tient en trois mots : instabilité, danger, méfiance. (Et accessoirement, un certain Galaxy Note 7 qui a fait boom en 2016...)
Une chimie qui fait peur
Le truc, c'est que le silicium-carbone a un défaut de fabrication : il peut tripler de volume pendant la charge. Autant dire que les départements qualité des constructeurs occidentaux font les gros yeux.
« On a vu ce qui s'est passé avec le Galaxy Note 7 », glisse un ingénieur sous couvert d'anonymat. « Personne ne veut revivre ça. »
Résultat des courses : pendant que les marques chinoises comme Huawei ou Xiaomi misent sur cette technologie, Apple et Samsung gardent leurs distances. Prudent, le monde occidental ?
Des chiffres qui font réfléchir
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : le marché des batteries au silicium-carbone devrait atteindre 12 milliards de dollars d'ici 2030, selon les prévisions. (Oui, vous avez bien lu : milliards.)
Mais côté sécurité, c'est une autre paire de manches. Les tests montrent que le silicium-carbone peut gonfler jusqu'à 300% de son volume initial. Autant dire que les ingénieurs ont du pain sur la planche.
« C'est un peu comme si on vous disait : 'Ce produit peut exploser, mais il est moins cher.' Vous l'achetez ? » lance un expert en énergie.
Les constructeurs chinois jouent les téméraires
Pendant ce temps, les fabricants chinois avancent à marche forcée. Pourquoi ? Parce qu'ils misent sur cette technologie pour se différencier. Et puis, soyons honnêtes : le marché est ultra-compétitif.
« En Chine, la pression est énorme. Il faut innover à tout prix », explique un analyste. « Les Occidentaux, eux, préfèrent jouer la carte de la sécurité. »
Bref, on est loin de l'uniformisation du marché. Et ça, c'est une bonne nouvelle pour les consommateurs. Plus de choix, plus d'innovation. Mais aussi plus de risques.
Et demain, on fait quoi ?
Alors, faut-il craindre le silicium-carbone ? Difficile à dire. Ce qui est sûr, c'est que les chercheurs travaillent d'arrache-pied pour stabiliser cette technologie.
« On pourrait se demander si les géants occidentaux ne vont pas finir par sauter le pas », avance un spécialiste. « Après tout, ils ont bien adopté les écrans OLED après des années de réticence. »
En attendant, on reste sur nos gardes. Parce qu'un smartphone qui gonfle, c'est mignon en théorie. En pratique, beaucoup moins.
Oui, il présente des risques. Son volume peut tripler pendant la charge, ce qui peut endommager la batterie et, dans les cas extrêmes, provoquer des explosions. C'est pour cette raison que les constructeurs occidentaux restent prudents.
Les marques chinoises voient dans le silicium-carbone une opportunité de se différencier sur un marché ultra-competitif. Elles misent sur des innovations rapides pour gagner des parts de marché, même si cela implique des risques.
Difficile à dire. Pour l'instant, ils privilégient la sécurité. Mais si les chercheurs parviennent à stabiliser cette technologie, ils pourraient bien finir par sauter le pas, comme ils l'ont fait pour les écrans OLED.
Et vous, seriez-vous prêt à prendre le risque d'utiliser un smartphone équipé de cette technologie ?
