Les conséquences de la révocation des visas de trois responsables du gouvernement chilien par les États-Unis sont déjà palpables, notamment pour le président chilien Gabriel Boric, qui doit quitter ses fonctions le 11 mars. Cette décision a été qualifiée de « mesure arbitraire, unilatérale et surprenante » par M. Boric, selon La Nación. Les tensions entre les États-Unis et le Chili sont en train de s'intensifier, avec des répercussions potentielles sur les relations diplomatiques entre les deux pays.

Par ailleurs, l'affaire Epstein continue de faire des vagues au Royaume-Uni, où le gouvernement britannique envisage d'adopter une loi privant Andrew Mountbatten-Windsor de ses droits de succession au trône, une fois l'enquête policière terminée, comme le rapporte The Guardian. Cela soulève des questions sur la manière dont les membres de la famille royale seront traités en cas de scandales futurs.

Tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Chili

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a annoncé vendredi avoir révoqué les visas de trois responsables du gouvernement chilien sortant, auxquels il reproche d'avoir « compromis des infrastructures de télécommunications essentielles et sapé la sécurité régionale ». Le chef de la diplomatie américaine n'a pas précisé l'identité des fonctionnaires sanctionnés, mais le ministre des Transports et des Télécommunications, Juan Carlos Muñoz, a confirmé faire partie de la liste, selon La Nación.

Cette sanction est liée à un « projet de câble sous-marin entre le Chili et la Chine », a précisé M. Muñoz. Le président chilien Gabriel Boric a dénoncé une mesure « arbitraire, unilatérale et surprenante », sans « aucune justification ». M. Boric doit quitter ses fonctions le 11 mars, pour laisser la place au président d'extrême droite élu, José Antonio Kast, avec qui Marco Rubio s'est déclaré « impatient » de travailler.

Le président chilien Gabriel Boric lors d’une conférence de presse sur l’île de Pâques (Chili), le 20 février 2026 (Photo : Présidence chilienne / AFP).
Le président chilien Gabriel Boric lors d’une conférence de presse sur l’île de Pâques (Chili), le 20 février 2026 (Photo : Présidence chilienne / AFP). HANDOUT / AFP

L'affaire Epstein et les répercussions royales

Le gouvernement britannique « envisagerait d'adopter une loi privant Andrew Mountbatten-Windsor de ses droits de succession » au trône, « une fois l'enquête policière terminée », croit savoir The Guardian. Plusieurs personnalités politiques souhaitent que l'ex-prince, déjà dépouillé de ses titres et privilèges depuis octobre dernier, soit retiré de l'ordre de succession, après son arrestation et son interrogatoire par des enquêteurs, jeudi, dans le cadre de l'affaire Epstein.

« Andrew demeure huitième dans l'ordre de succession au trône, après les princes William et Harry et leurs enfants », relève le quotidien britannique. Toute loi modifiant la ligne de succession devrait être adoptée non seulement par le Royaume-Uni, mais aussi par les 14 autres pays du Commonwealth reconnaissant Charles III comme leur souverain.

Le litige PSG-Mbappé

Condamné en décembre dernier par le conseil de prud'hommes à verser près de 61 millions d'euros au footballeur Kylian Mbappé, le PSG a annoncé vendredi qu'il renonçait à faire appel, mettant un point final à « une bataille juridique acharnée » de 18 mois, écrit le Daily Mail. Après son transfert au Real Madrid en 2024, le footballeur avait réclamé plus de 260 millions d'euros au club, affirmant « n'avoir perçu ni primes ni salaire pour sa dernière saison au PSG », selon le tabloïd.

Le club avait contre-attaqué, réclamant au joueur 440 millions d'euros, au titre de dommages et intérêts et d'un supposé manque à gagner suite à son départ. Les prud'hommes avaient débouté le club et partiellement donné raison au joueur. « Dans un souci de responsabilité et afin de mettre un terme définitif à une procédure qui n'a que trop duré, le club a choisi de ne pas prolonger ce contentieux », a fait savoir le PSG vendredi.

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En conclusion, ces actualités de la nuit soulèvent des questions sur les tensions diplomatiques entre les États-Unis et le Chili, les répercussions de l'affaire Epstein sur la famille royale britannique et les litiges sportifs entre les clubs de football. Quels seront les enjeux plus larges de ces événements ? Seule l'avenir le dira.

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Le président chilien Gabriel Boric lors d’une conférence de presse sur l’île de Pâques (Chili), le 20 février 2026 (Photo : Présidence chilienne / AFP).