Des chiffres qui font rêver... mais

Imaginez : 2 700 milliards de yens de bénéfices en 2025. Autant dire que Toyota n'a pas à rougir. Pourtant, le géant japonais vient de procéder à un changement de PDG. Koji Sato passe la main à Kenta Kon, le directeur financier. (On pourrait se demander si c'est un signe...)

Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette transition ne va pas révolutionner la stratégie électrique du groupe. Et c'est bien dommage, parce que la concurrence, elle, ne dort pas.

L'électrique, le parent pauvre de Toyota ?

Alors que Tesla, BYD et autres constructeurs chinois affichent des ambitions démesurées, Toyota semble traîner des pieds. Le groupe japonais mise toujours sur l'hybride, sa technologie fétiche depuis des décennies. Résultat des courses : seulement 10 % de ses ventes mondiales sont électriques en 2025.

Pourtant, les signaux sont là. Les marchés émergents, notamment en Europe, poussent à l'électrification. Et puis, les réglementations environnementales se durcissent. (Difficile de dire avec certitude si Toyota a bien pris la mesure du problème.)

Un retard à combler

Comparons : Tesla a livré 2,5 millions de véhicules 100 % électriques en 2025. BYD, 3,2 millions. Et Toyota ? À peine 250 000. Autant dire que le retard est énorme. Surtout quand on sait que le marché mondial des véhicules électriques a atteint 18 millions d'unités l'année dernière.

Alors, pourquoi Toyota reste-t-il si prudent ? La réponse tient peut-être dans sa culture d'entreprise. Le groupe a toujours privilégié la fiabilité et la durabilité. L'électrique, avec ses batteries et ses infrastructures, représente un risque. Un risque que Toyota semble prêt à prendre... mais lentement.

Et maintenant ?

Kenta Kon, le nouveau PDG, a-t-il les coudées franches pour accélérer la transition ? Difficile à dire. Le groupe a annoncé des investissements massifs dans l'électrique, mais les délais restent flous. (On aimerait bien savoir ce qu'il en pense, lui, de cette situation.)

Une chose est sûre : le marché n'attendra pas. Les consommateurs, eux, ont déjà fait leur choix. Et les concurrents, eux, ne lâchent rien. Alors, Toyota va-t-il enfin passer la vitesse supérieure ? Ou va-t-il continuer à jouer la carte de la prudence ?

Toyota a développé une expertise unique en matière d'hybridation. Cette technologie lui permet de réduire ses émissions sans dépendre des batteries, dont les coûts et la disponibilité restent des défis. De plus, l'hybride répond aux attentes des marchés où l'infrastructure de recharge est encore limitée.

Les principaux concurrents de Toyota sur le marché électrique sont Tesla, bien sûr, mais aussi les constructeurs chinois comme BYD, NIO et XPeng. En Europe, des acteurs comme Volkswagen et Renault montent en puissance. Sans oublier les nouveaux entrants comme Rivian ou Lucid Motors.

Bref, Toyota a les moyens de ses ambitions. Reste à savoir si le nouveau PDG saura les concrétiser. Une chose est sûre : on suivra ça de près.