Le 18 février 2026, un mouvement de colons israéliens radicaux, « Jeunes des collines », a revendiqué sur sa chaîne Telegram plus de 60 attaques en un mois dans 33 villages palestiniens en Cisjordanie. Cette revendication intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israéliens et Palestiniens dans la région. Pour comprendre la portée de cet événement, il est essentiel de se plonger dans l’histoire du conflit israélo-palestinien et les facteurs qui contribuent à ces violences.
Le conflit israélo-palestinien est un des conflits les plus anciens et les plus complexes au Moyen-Orient. Il trouve ses racines dans la création de l’État d’Israël en 1948 et les déplacements de population qui ont suivi. Depuis, les tensions entre Israéliens et Palestiniens n’ont cessé de croître, avec des périodes de calme relative entrecoupées de flambées de violence. La Cisjordanie, qui est l’une des régions les plus disputées, abrite une population mixte d’Israéliens et de Palestiniens, avec des colonies israéliennes établies sur des terres considérées par les Palestiniens comme faisant partie de leur futur État.
Ces dernières années, la situation en Cisjordanie s’est détériorée, avec une augmentation des attaques contre les Palestiniens par des colons israéliens. Ces actes de violence sont souvent justifiés par les auteurs comme des réponses à des attaques palestiniennes contre des cibles israéliennes. Cependant, de nombreux observateurs estiment que ces attaques sont plutôt le résultat d’une politique de peuplement et d’expansion des colonies, appuyée par certaines autorités israéliennes.
Le contexte des attaques
Les attaques revendiquées par le mouvement « Jeunes des collines » font partie d’une vague de violence qui a touché la Cisjordanie ces derniers mois. Selon les informations disponibles, ces attaques ont visé des villages palestiniens, des maisons, des voitures et des oliviers, causant des blessures et des dégâts matériels importants. Le bilan présenté par le mouvement inclut 12 maisons brûlées, 29 voitures incendiées, 40 Palestiniens blessés, ainsi que des centaines de vitres de voitures brisées et des centaines d’oliviers arrachés.
La communauté internationale a condamné ces actes de violence, appelant à la retenue et au respect du droit international. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a dénoncé en novembre les violences d’une « poignée d’extrémistes » non représentative, selon lui, des colons qui vivent en Cisjordanie. Cependant, des critiques estiment que les autorités israéliennes ne font pas suffisamment pour empêcher ces attaques et pour protéger les Palestiniens.
Des rabbins influents vivant dans des colonies du nord de la Cisjordanie ont appelé à soutenir les colons qui vivent dans des avant-postes, tout en dénonçant les violences contre les Palestiniens. Ils ont affirmé que « il est interdit de recourir à toute forme de violence », appelant les colons à suivre les directives des autorités. Cette prise de position montre que, au sein de la communauté des colons, il existe des voix qui condamnent la violence et qui cherchent à promouvoir une coexistence pacifique.
Les conséquences et les implications
Les conséquences de ces attaques sont multiples et profondes. Outre les dégâts physiques et les blessures, elles contribuent à accroître les tensions et à renforcer les sentiments de méfiance et de haine entre les communautés. Elles font également obstacle à tout processus de paix, car elles créent un environnement dans lequel la confiance et le dialogue sont de plus en plus difficiles à établir.
Les implications de ces attaques sont également importantes sur le plan international. La communauté internationale a réaffirmé à plusieurs reprises son attachement à la solution à deux États, qui prévoit la création d’un État palestinien vivant aux côtés d’Israël. Cependant, la poursuite de l’expansion des colonies et les violences contre les Palestiniens mettent en danger cette perspective et créent des défis pour les efforts de paix.
La situation en Cisjordanie est également marquée par des enjeux économiques et humanitaires importants. Les Palestiniens qui vivent dans la région font face à des difficultés croissantes pour accéder aux terres, aux ressources en eau et aux services de base, en raison de la présence des colonies et des restrictions imposées par les autorités israéliennes. Cela a des conséquences directes sur leur niveau de vie et sur leur capacité à construire un avenir pour leurs familles.
Les réactions et les points de vue différents
Les réactions aux attaques revendiquées par « Jeunes des collines » ont été diverses. Certains ont condamné ces actes de violence, les qualifiant de crimes et d’atteintes aux droits de l’homme. D’autres ont justifié ces attaques comme des réponses légitimes à des attaques palestiniennes contre des cibles israéliennes.
Les points de vue sur la question sont profondément divisés, reflétant les clivages qui existent au sein de la société israélienne et entre Israéliens et Palestiniens. Alors que certains estiment que les colonies sont une partie légitime de l’État d’Israël et que les attaques contre les Palestiniens sont justifiées, d’autres considèrent que ces colonies sont illégales et que les violences contre les civils sont inacceptables.
Ces divisions sont également visibles au niveau international, où les réactions aux événements en Cisjordanie varient largement d’un pays à l’autre. Alors que certains pays condamnent fermement les attaques et appellent à la retenue, d’autres préfèrent une approche plus nuancée, soulignant la complexité du conflit et la nécessité d’une solution négociée.
Les perspectives et les éléments à suivre
À court terme, il est essentiel de suivre de près l’évolution de la situation en Cisjordanie et les réactions des autorités israéliennes aux attaques revendiquées par « Jeunes des collines ». La capacité des autorités à prévenir de nouvelles violences et à protéger les civils sera un indicateur clé de leur volonté de promouvoir la paix et la stabilité dans la région.
À long terme, la résolution du conflit israélo-palestinien nécessitera une approche globale qui prend en compte les besoins et les préoccupations de toutes les parties impliquées. Cela inclut la création d’un État palestinien viable, la reconnaissance des droits des réfugiés palestiniens et la mise en place de mécanismes pour prévenir les violences et promouvoir la coexistence pacifique.
La communauté internationale a un rôle important à jouer dans ce processus, en appuyant les efforts de paix et en encourageant les parties à engager un dialogue constructif. Les organisations humanitaires et les ONG peuvent également contribuer en fournissant une aide aux populations touchées et en promouvant les droits de l’homme et la justice.
Les défis à relever
L’un des principaux défis à relever est celui de la confiance. Après des décennies de conflit et de violences, il est difficile pour les parties de faire confiance les unes aux autres. Cependant, sans confiance, il est impossible de construire une base solide pour la paix.
Un autre défi est celui de la volonté politique. Les dirigeants israéliens et palestiniens doivent être prêts à faire des concessions et à prendre des décisions difficiles pour parvenir à une solution. Cela nécessite une forte volonté politique et une capacité à surmonter les obstacles.
Enfin, il est essentiel de prendre en compte les besoins et les préoccupations de toutes les parties impliquées, y compris les réfugiés palestiniens, les colons israéliens et les communautés locales. Une solution qui ne prend pas en compte ces besoins et préoccupations risque de ne pas être durable et de ne pas apporter la paix escomptée.

Des proches et des amis prient lors des funérailles de Nasrallah Mohammad Siam, 19 ans, tué le lendemain d’une attaque de colons israéliens, dans le village de Mikhams, au nord-est de Jérusalem, en Cisjordanie, le 19 février 2026.
Conclusion
Les attaques revendiquées par le mouvement « Jeunes des collines » contre des Palestiniens en Cisjordanie sont un rappel poignant des défis qui doivent être relevés pour parvenir à la paix au Moyen-Orient. La situation en Cisjordanie est complexe et sensible, avec des enjeux historiques, politiques et humanitaires importants.
La communauté internationale doit continuer à appuyer les efforts de paix et à encourager les parties à engager un dialogue constructif. Les organisations humanitaires et les ONG peuvent également contribuer en fournissant une aide aux populations touchées et en promouvant les droits de l’homme et la justice.
À mesure que nous avançons, il est essentiel de rester vigilant et de suivre de près l’évolution de la situation en Cisjordanie. Les défis à relever sont nombreux, mais avec une volonté politique forte, une confiance mutuelle et une approche globale, il est possible de parvenir à une solution qui apporte la paix et la stabilité dans la région.
Que peut-on espérer pour l’avenir ? Les réponses à cette question seront conditionnées par les actions que les parties impliquées et la communauté internationale choisiront de prendre. Une chose est certaine : la paix au Moyen-Orient nécessitera des efforts soutenus et une volonté de compromis de la part de tous.
Les colons israéliens radicaux en Cisjordanie revendiquent souvent le droit de vivre et de construire sur des terres qu’ils considèrent comme faisant partie de l’héritage juif. Ils estiment que la présence israélienne en Cisjordanie est légitime et nécessaire pour la sécurité d’Israël.
La communauté internationale condamne généralement ces attaques, les qualifiant de violations des droits de l’homme et du droit international. Les pays et les organisations internationales appellent à la retenue et à la protection des civils, tout en encourageant les parties à engager un dialogue pour parvenir à une solution pacifique.
Les perspectives pour la paix au Moyen-Orient sont complexes et dépendent de nombreux facteurs, notamment la volonté politique des parties impliquées, la capacité à surmonter les obstacles historiques et la présence d’une médiation internationale efficace. Une solution à deux États, avec Israël et la Palestine coexistant pacifiquement, est souvent considérée comme la base d’une paix durable.



