Le Virtual Boy, ce fantôme des années 90, revient hanter nos étagères. Mais en 2026, à l'ère des casques VR ultra-performants, cette résurrection a-t-elle encore un sens ? On a testé l'engin pour vous.
Un retour inattendu, mais pas révolutionnaire
Le 17 février 2026, Nintendo nous replonge dans le passé avec ce Virtual Boy revisité. Attention, pas de miracle : on est loin des promesses des Apple Vision Pro ou Meta Quest. Non, ici, on reste dans la stéréoscopie basique, sans suivi de mouvement ni immersion 360°.
Le concept ? Un accessoire optique pour Switch et Switch 2 (la Lite est exclue, dommage). On glisse sa console dans le dispositif, on lance l'appli dédiée, et hop, on replonge dans les années 90. Le prix ? 79,99 €, ce qui reste raisonnable pour un objet nostalgique.
Mais alors, est-ce que ça vaut le coup ? Difficile à dire. D'un côté, c'est un morceau d'histoire. De l'autre, une expérience qui peut vite devenir inconfortable.
Ergonomie : le confort, on repassera
Nintendo a tenté d'améliorer l'ergonomie, mais le résultat reste... discutable. Le Virtual Boy se pose toujours sur un trépied, et il faut coller son visage contre le casque pour jouer. Autant dire que la posture n'est pas des plus naturelles.
On peut régler la distance entre les deux écrans virtuels (IPD), et l'application propose des réglages logiciels pour ajuster l'image. En théorie, c'est bien. En pratique, après une dizaine de minutes, le tournis commence à pointer le bout de son nez.
Et puis, il y a le problème du noir et rouge. Oui, en 2026, on est toujours coincé avec cette palette monochrome. Une mise à jour prévue plus tard dans l'année promet des options de couleur, mais en attendant, c'est le noir et rouge ou rien.
Le catalogue : sept jeux pour commencer
Au lancement, sept jeux sont disponibles : 3-D Tetris, Galactic Pinball, Golf, The Mansion of Innsmouth, Red Alarm, Teleroboxer et Virtual Boy Wario Land. D'autres titres devraient suivre au fil de l'année.
On nous a conseillé de commencer par Virtual Boy Wario Land, présenté comme le meilleur ambassadeur du catalogue. Honnêtement, après deux minutes, j'en avais déjà assez. La 3D devient vite floue si on ne maintient pas une posture parfaite, et le dos commence à tirer.
À l'ère des écrans OLED et des expériences de réalité augmentée fluides, il est difficile de voir l'intérêt de ce dispositif. Sauf, peut-être, pour les collectionneurs ou les nostalgiques.
Pour qui, finalement ?
Le Virtual Boy 2026 s'adresse avant tout aux collectionneurs et aux nostalgiques. Pour les autres, le plaisir risque d'être de courte durée. C'est un objet de curiosité, un morceau d'histoire à exhiber, mais pas une révolution technologique.
Il existe aussi une version en carton à 19,99 €, plus légère et accessible. Peut-être une meilleure option pour ceux qui veulent tester sans se ruiner. Reste à savoir si ce format suffira à faire oublier les limites de l'expérience.
Résultat des courses : le Virtual Boy 2026 est un bel objet rétro, mais son intérêt ludique est limité. À moins d'être un vrai fan de Nintendo ou un collectionneur acharné, on peut se demander s'il vaut vraiment le détour.
Non, la Switch Lite n'est pas compatible avec le Virtual Boy 2026. Dommage pour les propriétaires de cette version plus compacte de la console.
Au lancement, sept jeux sont disponibles : 3-D Tetris, Galactic Pinball, Golf, The Mansion of Innsmouth, Red Alarm, Teleroboxer et Virtual Boy Wario Land. D'autres titres devraient suivre au fil de l'année.
La version en carton est plus légère et moins chère, mais il est difficile de dire si elle est aussi confortable que la version en plastique. Il faudra attendre les retours des utilisateurs pour le savoir.