D'après Cryptoast, l'Adan vient de publier son « baromètre 2026 » de l'adoption des cryptomonnaies sur le territoire français. Ce document met en lumière une stabilisation structurelle du nombre de leurs détenteurs, tout en notant un potentiel de développement qui reste encore important. On fait le point sur les principaux résultats de cette étude.

Chaque année, l'Adan dresse un état des lieux de l'adoption des cryptomonnaies sur le territoire français et en Europe, afin de déterminer leur notoriété et le profil de leurs détenteurs. Cette année, l'étude met en lumière une « maturité structurelle » impliquant une stabilisation à 11 % des personnes interrogées qui déclarent en détenir.

Ce qu'il faut retenir

  • 11 % des Français détiennent des cryptomonnaies.
  • 93 % des Français ont entendu parler des crypto-actifs.
  • 14 % des Français ont déjà acheté des crypto-actifs.
  • 32 % des Français n'ayant jamais possédé de crypto-actifs se déclarent ouverts à l'idée d'en acquérir.
  • Le Bitcoin reste la principale cryptomonnaie détenue (66 %), suivie de l'Ether (ETH) (38 %) et de Solana (21 %).

Le profil des investisseurs crypto

Les hommes apparaissent comme très largement surreprésentés (70 %) parmi les détenteurs de cryptomonnaies, alors que l'âge moyen s'établit à 39 ans. La « vitalité du secteur » implique surtout les jeunes générations, avec une part de 50 % pour la tranche 18-34 et une « présence solide des 35-44 ans qui constituent désormais 21 % de cette population ».

Du point de vue de la gestion de ces investissements, l'Adan note une prudence généralisée bien loin de « l'image d'un investissement irréfléchi » qui implique en moyenne 14 % du montant de l'épargne globale de leurs détenteurs et des montants très souvent (80 %) inférieurs à 5 000 euros, avec une appétence plus marquée que la moyenne des Français pour les offres plus traditionnelles (actions, fonds de placement).

Les stratégies de gestion de patrimoine

Une stratégie globale de gestion de patrimoine plus offensive et diversifiée est adoptée par les détenteurs de cryptomonnaies. Le Bitcoin reste la principale cryptomonnaie détenue (66 %), avec l'Ether (ETH) en seconde place (38 %) et Solana sur la troisième marche du podium (21 %). Les stablecoins opèrent une percée notable (USDC : 20 %) en devenant « des instruments de gestion de liquidité et d'investissement à part entière pour 68 % de leurs utilisateurs ».

Les défis réglementaires

Au-delà des stablecoins, l'Adan note l'émergence de nouveaux usages associés aux paiements, à la finance décentralisée (DeFi) et à la tokenisation (RWA), dont le taux d'adoption dépend grandement de leur capacité à offrir « des outils qui masquent la complexité de la blockchain ». Enfin, ce rapport note également une méfiance des Français (39 %) vis-à-vis de la politique nationale jugée « trop restrictive ou insuffisamment engagée sur les sujets liés aux crypto-actifs », qui explose à 77 % chez leurs détenteurs, avec un régime fiscal jugé inapproprié et trop complexe.

Et maintenant ?

Les résultats de cette étude mettent en lumière les principaux défis et opportunités pour le marché des cryptomonnaies en France. Les acteurs du secteur devraient prendre en compte ces résultats pour adapter leurs stratégies et mieux répondre aux attentes des investisseurs. La réglementation des cryptomonnaies devrait également évoluer pour prendre en compte les nouveaux usages et les besoins des acteurs du secteur.

Il est important de noter que le marché des cryptomonnaies est en constante évolution, et que les résultats de cette étude pourraient évoluer dans le futur. Il est donc essentiel de continuer à suivre les développements de ce marché pour mieux comprendre les tendances et les opportunités qui s'offrent.

En conclusion, l'étude de l'Adan sur l'adoption des cryptomonnaies en France met en lumière une stabilisation structurelle du nombre de leurs détenteurs, tout en notant un potentiel de développement qui reste encore important. Les résultats de cette étude devraient être pris en compte par les acteurs du secteur pour adapter leurs stratégies et mieux répondre aux attentes des investisseurs.