Une nouvelle « Flottille pour Gaza » a été arraisonnée par l'armée israélienne dans la nuit de mercredi à jeudi, selon BMF - International. Au moins 175 militants ont été arrêtés, dont 15 Français d'après le ministère des Affaires étrangères.

La flottille, composée de près de 60 navires, était partie de Marseille, Barcelone et Syracuse ces dernières semaines pour briser le blocus de Gaza. Les militants à son bord, dont certains sont Français, ont été arrêtés et seraient en chemin vers la Grèce, d'après Israël.

Ce qu'il faut retenir

  • 15 Français détenus par l'armée israélienne
  • 175 militants arrêtés au total
  • La flottille était composée de près de 60 navires
  • Les navires ont été arraisonnés dans les eaux internationales au large de la Crète
  • Les militants devraient être débarqués sur une plage grecque

Les faits

D'après Global Sumud France, qui organise la flottille, près de 60 navires étaient partis ces dernières semaines de Marseille, Barcelone et Syracuse. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'organisation a indiqué qu'« au moins 22 des 58 bateaux de la flottille avaient été pris d'assaut par les forces israéliennes en totale violation avec le droit international ».

L'armée israélienne est intervenue alors que la « flottille pour Gaza » se trouvait dans les eaux internationales, au large de la Crète et à une distance « sans précédent » d'Israël, d'après Hélène Coron, une représentante de la section française de la Flottille mondiale Sumud.

Les réactions

Le ministère israélien des Affaires étrangères a défendu l'intervention de Tsahal, jugeant qu'une « action précoce s'imposait (...) en raison du grand nombre d'embarcations participant à la flottille, du risque d'escalade et de la nécessité d'empêcher la violation d'un blocus légal ».

Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a interpellé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lui demandant « d'intervenir immédiatement » pour la « libération » des militants détenus qui ont, selon lui, été « kidnappés ».

Les conséquences

Le gouvernement italien, dont 24 ressortissants sont « illégalement retenus » selon l'agence de presse Ansa, a demandé leur « libération immédiate ». Rome « condamne la saisie des navires de la flottille Global Sumud » et exige « le plein respect du droit international et des garanties quant à l'intégrité physique des personnes à bord ».

L'Espagne a également réagi. Le ministère espagnol des Affaires étrangères a « convoqué en urgence » la chargée d'affaire de l'ambassade d'Israël en Espagne, « pour lui transmettre la condamnation la plus vigoureuse après l'arraisonnement de la flottille, à bord de laquelle se trouvaient des Espagnols ».

Et maintenant ?

Les militants détenus devraient être débarqués sur une plage grecque dans les prochaines heures, selon le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar. Les réactions des gouvernements et des organisations internationales sont attendues dans les prochains jours.

La situation reste tendue et les conséquences de cette affaire sont incertaines. Les prochaines étapes et les décisions à venir seront cruciales pour déterminer l'issue de cette crise.