Une rue de Tijuana, au Mexique, en 2021. Selon nos confrères de Courrier International, l’évêque Emanuel Shaleta aurait été un client régulier d’une maison close de la ville.
Ce qu'il faut retenir
- L'évêque Emanuel Shaleta démissionne suite à des accusations de malversations multiples.
- Il est visé par 17 chefs d’accusation, dont huit pour blanchiment d'argent et huit pour des détournements de fonds.
- Le Vatican avait ouvert une enquête canonique sur le prélat en 2025.
Les faits en détail
Présidant l’éparchie chaldéenne de San Diego depuis 2017, l’évêque Emanuel Shaleta, âgé de 69 ans, a remis sa démission en février sous la pression du pape Léon XIV. Il a été arrêté le 5 mars à l’aéroport de San Diego alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays en direction de l'Allemagne. Les accusations portent sur 17 chefs d'accusation, dont des malversations financières s'élevant à 270 000 dollars. Shaleta a plaidé non coupable et a été libéré sous caution après avoir passé quatre nuits en détention.
Outre les accusations juridiques, des informations rapportées par The Pillar révèlent que l'évêque aurait été un client régulier d'une maison close à Tijuana, potentiellement liée à un trafic d'êtres humains. Le Vatican avait ouvert une enquête canonique en 2025 concernant des agissements répréhensibles attribués à Shaleta.
Et maintenant ?
L'affaire Shaleta soulève des questions sur la gouvernance de l'Église et la volonté du pape Léon XIV de sévir en cas de dysfonctionnement. Les prochaines étapes pourraient inclure des décisions disciplinaires supplémentaires ou des actions judiciaires en fonction de l'évolution de l'enquête en cours.
Réactions et positionnement
L'avocate de l'évêque a déclaré que son client contesterait les accusations, niant toute malversation financière impliquant les fonds de l'Église. Cette affaire met en lumière les enjeux de transparence et d'intégrité au sein de l'institution religieuse.
