On aurait pu croire que l'affaire Epstein était derrière nous. Pourtant, elle refait surface et secoue le gouvernement britannique. Cette fois, c'est Morgan McSweeney, le chef de cabinet de Keir Starmer, qui paie le prix fort.
Dimanche 8 février, il a annoncé sa démission. Pourquoi ? Pour avoir conseillé la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington. Un choix qui, aujourd'hui, apparaît comme une énorme bourde. (D'ailleurs, on se demande comment on a pu passer à côté de ça.)
Une démission qui fait trembler Downing Street
Dans un communiqué transmis à la BBC, McSweeney a assumé pleinement sa responsabilité. « Après mûre réflexion, j’ai décidé de démissionner du gouvernement. La nomination de Peter Mandelson était une erreur (...) Sollicité, j’ai conseillé au premier ministre de procéder à cette nomination et j’assume l’entière responsabilité de ce conseil. »
Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette démission tombe à pic. Le gouvernement Starmer est en pleine tempête. Les révélations sur les liens entre Mandelson et Epstein s'enchaînent. Et ça, ça commence à peser lourd.
Côté opposition, on s'en donne à cœur joie. Certains, même au sein du parti travailliste, réclament la tête de Starmer. Bref, l'ambiance n'est pas au beau fixe à Downing Street.
Mandelson, l'homme qui divise
Peter Mandelson, vous connaissez ? Ancien ministre travailliste, ex-commissaire européen, il était devenu ambassadeur à Washington en décembre 2024. Un poste clé, surtout avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Mais en septembre 2025, Starmer a dû le limoger. Pourquoi ? Des documents du dossier Epstein ont révélé l'ampleur de ses liens avec le pédocriminel. Autant dire que ça a fait l'effet d'une bombe.
Et puis, cerise sur le gâteau, de nouveaux documents publiés par le ministère américain de la Justice ont relancé la polémique. Mandelson aurait transmis à Epstein des infos sensibles, notamment lorsqu'il était ministre sous Gordon Brown. Résultat des courses : la police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux adresses liées à Mandelson.
Starmer dans le collimateur
Cette semaine, Starmer a présenté ses excuses. Il regrette d'avoir nommé Mandelson et s'est excusé auprès des victimes d'Epstein. Mais il assure ne pas connaître l'ampleur des liens entre les deux hommes. Difficile à croire, non ?
En tout cas, une chose est sûre : cette affaire va laisser des traces. Et puis, on ne peut s'empêcher de se demander si Starmer va survivre à cette crise. Le moins qu'on puisse dire, c'est que les prochaines semaines s'annoncent mouvementées.
McSweeney, l'éminence grise qui tombe
À Downing Street, McSweeney était considéré comme le stratège en chef. Le bras droit de Starmer, celui qui tirait les ficelles dans l'ombre. Il avait été nommé en octobre 2024, trois mois après le retour au pouvoir du Labour. Un retour qu'il avait largement contribué à organiser en tant que directeur général de la campagne des législatives.
Mais aujourd'hui, c'est lui qui trinque. Et ça pose une question : qui va remplacer McSweeney ? Et surtout, comment Starmer va-t-il se sortir de ce bourbier ?
Une chose est sûre : cette affaire rappelle que, en politique, les erreurs se paient cash. Et que les amis d'hier peuvent devenir les boulets de demain.
Et après ?
Difficile de dire avec certitude comment cette histoire va évoluer. Une chose est sûre : elle est loin d'être terminée. Les révélations pourraient encore tomber, et avec elles, de nouvelles conséquences pour le gouvernement britannique.
En attendant, on peut se demander si Starmer va tenir le coup. Et puis, plus généralement, comment ce genre d'affaires influence la politique. Bref, des questions qui méritent d'être posées.
McSweeney a démissionné car il a assumé la responsabilité d'avoir conseillé la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington, une décision qui s'est révélée être une erreur en raison des liens de Mandelson avec Jeffrey Epstein.
Des documents révélés par le ministère américain de la Justice montrent que Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations sensibles, notamment lorsqu'il était ministre sous Gordon Brown entre 2008 et 2010.
Le gouvernement Starmer est en pleine crise. Des appels à la démission de Starmer se font entendre, même au sein de son propre parti. La confiance dans le gouvernement est ébranlée, et les prochaines semaines seront cruciales pour savoir comment Starmer va gérer cette situation.
