Le parquet de Paris a décidé de classer sans suite l’enquête préliminaire ouverte à l’encontre de Rima Hassan dans le cadre de sa garde à vue, portant sur la détention présumée de produits stupéfiants. Maître Vincent Brengarth, son avocat, a réagi à cette décision, confirmant ainsi que les investigations n’ont pas permis d’établir les éléments nécessaires à la poursuite de la procédure. Selon BFM - Faits Divers, cette décision intervient alors que l’affaire avait suscité une vive polémique médiatique et politique en France.
Ce qu'il faut retenir
- Le parquet de Paris a classé sans suite l’enquête sur la détention présumée de produits stupéfiants lors de la garde à vue de Rima Hassan.
- Cette décision signifie qu’aucun élément probant n’a été retenu pour engager des poursuites.
- Maître Vincent Brengarth, avocat de la députée LFI, a réagi à cette issue en soulignant l’absence de fondement des accusations.
- L’affaire avait fait l’objet d’une couverture médiatique intense, notamment en raison du statut politique de Rima Hassan.
Une enquête close sans suite pour manque de preuves
Selon les informations transmises par le parquet de Paris, les investigations menées n’ont pas permis de rassembler suffisamment d’éléments pour justifier une suite judiciaire. Le classement sans suite intervient après plusieurs semaines d’enquête, marquée par des auditions et des expertises. Pour le parquet, les faits reprochés à Rima Hassan n’ont pu être établis avec la certitude requise par la loi. BFM - Faits Divers précise que cette décision est définitive et ne peut faire l’objet d’un recours de la part du parquet lui-même.
Cette issue judiciaire intervient alors que la garde à vue de Rima Hassan, en novembre 2025, avait été largement commentée dans l’espace public. La députée de La France Insoumise avait été interpellée dans le cadre d’une enquête pour des soupçons de détention de substances illicites, une affaire rapidement instrumentalisée sur la scène politique.
Réaction de l’avocat : « Aucune charge ne pouvait être retenue »
Maître Vincent Brengarth a réagi publiquement à cette décision, affirmant que son client n’avait « aucune charge à son encontre » susceptible de justifier une procédure. Dans une déclaration rapportée par BFM - Faits Divers, l’avocat a souligné que les investigations avaient confirmé l’absence de fondement des accusations initiales. « Le classement sans suite valide notre position : il n’y avait rien à reprocher à Rima Hassan », a-t-il indiqué. Pour l’avocat, cette affaire illustre selon lui les risques liés aux « instrumentalisations politiques » des procédures judiciaires.
Cette réaction s’inscrit dans un contexte où Rima Hassan, figure controversée de la gauche radicale, est régulièrement la cible de critiques politiques. Son arrestation avait d’ailleurs suscité des tensions au sein de l’Assemblée nationale, certains députés LFI dénonçant une « opération politique » contre leur collègue.
Contexte politique et médiatique autour de l’affaire
L’enquête sur Rima Hassan s’est rapidement transformée en un débat public, alimenté par des prises de position politiques et des réactions médiatiques. Plusieurs responsables de La France Insoumise avaient dénoncé une « chasse aux sorcières » visant leur députée, tandis que des opposants politiques appelaient à une clarification judiciaire. BFM - Faits Divers rappelle que cette affaire s’ajoute à une série de tensions entre le gouvernement et les élus de LFI, notamment sur des sujets de politique sécuritaire.
Pour autant, le classement sans suite de l’enquête ne met pas fin à toutes les polémiques. Certains observateurs estiment que l’image de Rima Hassan a pu être durablement affectée par cette affaire, malgré l’issue judiciaire favorable. D’autres soulignent que cette décision pourrait relancer le débat sur l’indépendance de la justice face aux pressions politiques.
Cette affaire rappelle enfin l’importance du respect des procédures judiciaires, dans un contexte où les affaires politico-judiciaires sont souvent sujettes à des interprétations divergentes. Pour l’instant, la justice a tranché : aucun élément ne permettait de poursuivre Rima Hassan dans cette affaire.
