Le réseau Internet par satellite d’Amazon, Amazon Leo, poursuit son déploiement avec la neuvième mission de sa campagne de lancements, LA-05, programmée pour ce dimanche 29 mars 2026. Selon Numerama, le décollage du lanceur Atlas V 551, opéré par l’United Launch Alliance (ULA), est prévu à 9h53 (heure de Paris) depuis le complexe 41 (SLC-41) de la base de lancement de Cap Canaveral, en Floride. Ce tir marque une étape clé pour Amazon, qui vise à offrir un accès Internet haut débit aux zones mal desservies par les réseaux terrestres.
Ce qu'il faut retenir
- LA-05, neuvième mission d’Amazon Leo, décollera le dimanche 29 mars 2026 à 9h53 depuis Cap Canaveral (Floride).
- Le lanceur Atlas V 551 emportera un record de 29 satellites en orbite basse, contre 27 lors des missions précédentes.
- D’ici juillet 2026, Amazon prévoit de positionner 1 600 satellites en orbite, sur un total de plus de 3 000 prévus d’ici la fin du déploiement.
- Cette mission s’inscrit dans le cadre du projet Amazon Leo, anciennement connu sous le nom de projet Kuiper, visant à couvrir les zones sans accès Internet fiable.
Un lancement historique pour Amazon Leo
Amazon Leo, qui remplace l’ancien projet Kuiper, est conçu pour fournir un accès Internet rapide et fiable aux particuliers et aux entreprises situés dans des régions isolées ou mal desservies par les infrastructures terrestres. Selon Numerama, ce dimanche marquera le neuvième lancement d’une série qui en comptera encore des dizaines avant l’achèvement de la constellation initiale, prévue pour compter plus de 3 000 satellites. Un premier jalon important est attendu pour juillet 2026, avec 1 600 satellites positionnés en orbite basse.
Pour l’heure, le réseau Amazon Leo compte déjà plus de 200 satellites en orbite. La mission LA-05, qui portera ce nombre à plus de 230, s’annonce donc comme un nouveau pas vers la couverture mondiale annoncée par l’entreprise. « Ce déploiement accéléré permet de réduire les écarts de connectivité dans les zones rurales et les régions éloignées », a rappelé un porte-parole d’Amazon, cité par Numerama.
Une capacité accrue pour le lanceur Atlas V
Ce lancement se distingue par le nombre record de satellites embarqués à bord du lanceur Atlas V 551. Contre 27 satellites lors des missions précédentes, ULA a réussi à porter cette capacité à 29 engins grâce à une collaboration technique avec Amazon. Cette amélioration est le résultat d’une optimisation de l’étage supérieur Centaur et d’une nouvelle configuration du distributeur à quatre niveaux, permettant de mieux exploiter la marge de performance du lanceur.
« Cette adaptation rapproche les capacités de l’Atlas V de celles d’Ariane 6, qui peut emporter jusqu’à 32 satellites », a précisé Numerama. Le lanceur européen a d’ailleurs effectué son premier vol mi-février 2026, avec un second tir prévu à la fin du mois d’avril. Cette course à l’optimisation des lanceurs illustre la compétition croissante dans le secteur des constellations satellitaires, où chaque kilogramme compte pour maximiser le nombre de satellites déployés.
Un décollage à suivre en direct depuis la France
Pour les observateurs situés en France métropolitaine, le décollage est prévu à 9h53, heure de Paris. Le lancement aura donc lieu en matinée, après un changement d’heure dans la nuit du 28 au 29 mars. La retransmission en direct, disponible sur plusieurs plateformes, permettra de suivre l’événement depuis le complexe 41 de Cap Canaveral. « La fenêtre de tir est calculée pour profiter des conditions optimales d’ensoleillement et de visibilité », a indiqué Numerama.
Les spectateurs pourront assister au décollage grâce à une prise d’antenne avancée, avec des commentaires en français pour expliquer les différentes étapes du vol. Ce format est devenu courant pour les lancements spatiaux majeurs, offrant au grand public une immersion dans les missions critiques des acteurs du New Space.
Un projet ambitieux face à la concurrence
Avec Amazon Leo, la firme de Jeff Bezos rejoint la compétition mondiale pour le déploiement de constellations satellitaires, aux côtés d’acteurs comme SpaceX avec Starlink ou OneWeb. Selon Numerama, l’objectif d’Amazon est de couvrir l’ensemble de la planète, y compris les régions polaires et les zones montagneuses, où les solutions terrestres restent limitées. « Notre technologie vise à offrir une latence comparable à celle des réseaux terrestres, avec une couverture universelle », a expliqué un responsable d’Amazon.
Le projet, lancé en 2019, a déjà obtenu l’autorisation de la Federal Communications Commission (FCC) aux États-Unis, ainsi que des régulateurs dans plusieurs pays. Cependant, des défis persistent, notamment en termes de coordination des fréquences et de gestion du trafic orbital, afin d’éviter les collisions entre satellites. « La régulation internationale sera déterminante pour la réussite à long terme de ces constellations », a souligné Numerama.
Amazon Leo devra également faire face à la concurrence accrue dans le secteur, avec des acteurs comme SpaceX qui continuent d’étendre leur réseau Starlink. La bataille pour la connectivité mondiale par satellite s’annonce donc intense dans les années à venir.
Amazon Leo vise à déployer une constellation de plus de 3 000 satellites en orbite basse afin d’offrir un accès Internet haut débit aux zones mal desservies par les réseaux terrestres, y compris les régions rurales et isolées. Le projet, anciennement connu sous le nom de projet Kuiper, a pour ambition de couvrir l’ensemble de la planète, y compris les régions polaires.
Selon les prévisions d’Amazon, les premiers services commerciaux pourraient être proposés dès 2027, après l’achèvement partiel de la constellation. Un premier jalon est prévu pour juillet 2026, avec 1 600 satellites en orbite, ce qui devrait déjà permettre une couverture significative.
