Le 26 mars 2026, l'ancien maire de Taipei, Ko Wen-je, également candidat à la présidence de Taïwan, a été condamné en première instance à dix-sept ans de prison et six mois de privation de ses droits civiques pour des affaires de corruption, selon nos confrères de Courrier International.

Ce qu'il faut retenir

  • Ko Wen-je, ancien maire de Taipei, condamné à dix-sept ans de prison et six mois de privation de droits civiques pour corruption
  • Figure politique importante à Taïwan, il était accusé de pots-de-vin liés à des affaires de spéculation et de détournement de fonds publics
  • La condamnation de Ko Wen-je met fin à ses ambitions présidentielles pour 2028

Contexte politique et judiciaire

Ko Wen-je, qui a dirigé Taipei de 2014 à 2022 et s'est présenté à l'élection présidentielle de 2024, a été reconnu coupable de corruption liée notamment à des pots-de-vin en lien avec le coefficient d'occupation des sols, des affaires de spéculation, de détournement de fonds publics et d'abus de confiance. Cette condamnation, bien que lourde, est moins sévère que les réquisitions du parquet qui demandait vingt-huit ans et six mois d'emprisonnement.

Parcours politique de Ko Wen-je

Élu maire de Taipei en 2014 en tant qu'indépendant avec le soutien du Parti démocrate progressiste (DPP), Ko Wen-je a ensuite fondé le Parti populaire taïwanais (TPP) en 2019. Ce parti se positionnait comme une alternative entre les coalitions pan-bleue, regroupant notamment le Kuomintang (KMT), et pan-verte, menée par le DPP.

Réactions et conséquences

La condamnation de Ko Wen-je, qui le rend inéligible pour l'élection présidentielle de 2028 selon la loi taïwanaise, est perçue comme un coup dur pour le TPP. Le quotidien taïwanais Ziyou Shibao, proche de la coalition pan-verte, souligne que cette condamnation symbolise la chute d'une troisième force politique se voulant alternative aux principaux partis du pays. Les réactions politiques à cette affaire de corruption sont diverses et soulignent les enjeux éthiques et judiciaires qui y sont associés.

Et maintenant ?

Il est à présent crucial de surveiller l'évolution politique à Taïwan suite à la condamnation de Ko Wen-je, ainsi que les réactions des différents acteurs politiques face à cette affaire de corruption.