Dimanche 29 mars 2026, Étienne Daguinos a réalisé un chrono de 59 minutes et 27 secondes sur le semi-marathon de Berlin, selon Ouest France. Ce temps le place désormais au deuxième rang des meilleurs performeurs français de l’histoire sur cette distance, à seulement 14 secondes du record national détenu par Julien Wanders depuis 2019 (59 minutes et 13 secondes). La course a été remportée par le Kenyan Andrea Kiptoo, auteur d’un temps de 59 minutes et 11 secondes.

Ce qu'il faut retenir

  • Étienne Daguinos signe le 2ᵉ meilleur temps français de l’histoire sur semi-marathon avec 59’27.
  • Il se rapproche à 14 secondes du record national de Julien Wanders (59’13) établi en 2019.
  • Le Kenyan Andrea Kiptoo s’impose en 59’11, devant Daguinos et le Français Morhad Amdouni (3ᵉ en 59’32).
  • Cette performance confirme la montée en puissance des coureurs français sur les distances de demi-fond.

Une performance historique pour le demi-fond français

Avec ce chrono de 59’27, Étienne Daguinos entre dans le cercle très fermé des athlètes français ayant réalisé un temps inférieur à la barre des 1 heure sur semi-marathon. Seuls trois hommes ont réussi cet exploit dans l’histoire : Julien Wanders (59’13 en 2019), et désormais Daguinos et Morhad Amdouni, qui avait également franchi cette limite en 2023. Ouest France souligne que cette performance place Daguinos parmi les outsiders crédibles pour les prochaines compétitions internationales.

Le semi-marathon de Berlin, réputé pour son parcours rapide et son plateau de haut niveau, a une nouvelle fois servi de tremplin à l’émergence de nouveaux talents. La course de dimanche a confirmé la domination des coureurs africains sur les longues distances, mais aussi la progression constante des Français sur ces épreuves.

Un record national toujours hors d’atteinte, mais une étape franchie

Bien que Daguinos n’ait pas battu le record de Julien Wanders, sa performance reste historique. Le Français a amélioré son propre record personnel de près de 30 secondes, réalisant ainsi une progression significative. «

C’était une course tactique, mais j’ai réussi à donner le meilleur de moi-même dans les derniers kilomètres. Ce résultat me motive pour la suite de la saison
», a déclaré Daguinos à l’issue de l’épreuve, selon Ouest France.

Cette deuxième place au classement français n’est pas anodine : elle s’inscrit dans une dynamique collective. Morhad Amdouni, troisième en 59’32, et d’autres coureurs comme Djilali Bedrani (4ᵉ en 59’35) confirment que la France dispose désormais d’un vivier de talents capable de rivaliser avec les meilleurs mondiaux.

Berlin, un terrain de prédilection pour les records

Le semi-marathon de Berlin, organisé chaque année depuis 2018, est devenu l’un des rendez-vous majeurs du calendrier athlétique. Son parcours plat et son organisation rigoureuse en font un terrain idéal pour les performances chronométriques. En 2026, la course a une nouvelle fois confirmé son statut, avec des temps exceptionnels : le vainqueur Andrea Kiptoo a amélioré le record du parcours, tandis que Daguinos et Amdouni ont réalisé les deux meilleurs chronos français de l’histoire sur cette distance.

Pour Daguinos, cette performance ouvre la voie à de nouvelles ambitions. «

Mon objectif reste de viser le record de Wanders, mais je vais aussi me préparer pour les Championnats d’Europe et du Monde. Ce résultat me donne confiance
», a-t-il ajouté. La saison 2026 s’annonce donc prometteuse pour l’athlétisme français, qui mise sur ses jeunes talents pour briller sur la scène internationale.

Et maintenant ?

Étienne Daguinos devrait désormais se concentrer sur sa préparation pour les prochaines échéances internationales, notamment les Championnats d’Europe prévus en août 2026. La question reste entière quant à sa capacité à battre le record de Julien Wanders d’ici la fin de l’année. Pour Morhad Amdouni et Djilali Bedrani, cette course confirme leur statut de prétendants sérieux aux podiums. Bref, l’athlétisme français entre dans une nouvelle ère, où la bataille pour les records nationaux et les médailles internationales s’annonce plus serrée que jamais.

Cette performance de Daguinos rappelle également l’importance des compétitions comme Berlin pour les athlètes cherchant à progresser. Les observateurs s’interrogent désormais sur l’impact de cette montée en puissance française sur le classement mondial, alors que les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 approchent à grands pas.