Le premier ministre australien Anthony Albanese a déclaré lundi qu'il soutenait les appels visant à exclure l'ancien prince Andrew de la ligne de succession royale, à la suite de son arrestation la semaine dernière. Selon Albanese, « il s'agit d'allégations graves et les Australiens les prennent au sérieux », en référence aux liens entre le prince déchu et le financier et pédocriminel américain Jeffrey Epstein.
Le gouvernement britannique envisage d'adopter une loi visant à retirer Andrew Mountbatten-Windsor de la ligne de succession à la suite de son arrestation pour suspicion de faute professionnelle dans l'exercice de ses fonctions publiques. Face au torrent de révélations souvent sordides issues des dossiers de Jeffrey Epstein, le roi Charles III avait déjà dépouillé son jeune frère de tous ses titres et l'avait expulsé de sa résidence de Windsor.
Contexte de l'affaire
Andrew, le fils de la défunte reine Elizabeth II, reste huitième dans l'ordre de succession au trône britannique, après la princesse Lilibet, fille de son neveu, le prince Harry. Le roi Charles III a publié une déclaration rare, signée de sa main, dans laquelle il insiste sur le fait que « la loi doit suivre son cours ».
Albanese, qui est favorable à la transformation de son pays en république, a déclaré lundi à son homologue britannique Keir Starmer qu'il était d'accord avec le roi. « La loi doit désormais suivre son cours et une enquête complète, équitable et appropriée doit être menée », a-t-il écrit dans une lettre adressée à Starmer.
Positions des autorités
Le gouvernement australien a précisé que le premier ministre Anthony Albanese soutient les appels visant à exclure Andrew de la ligne de succession royale. Albanese a souligné que les allégations contre Andrew sont « graves » et que les Australiens les prennent « au sérieux ».
D'après Albanese, « mon gouvernement accepterait toute proposition visant à le retirer de la ligne de succession royale ». Cette déclaration intervient alors que le gouvernement britannique examine la possibilité d'adopter une loi pour retirer Andrew de la ligne de succession.
Conséquences de l'affaire
La chute d'Andrew a déjà entraîné des conséquences importantes, notamment la perte de ses titres et son expulsion de la résidence de Windsor. L'affaire a également suscité des réactions dans la population australienne, qui se montre généralement défavorable à la monarchie.
En 1999, les Australiens avaient rejeté la transformation de la monarchie en république lors d'un référendum constitutionnel. Cependant, l'affaire Andrew pourrait raviver le débat sur la monarchie en Australie et potentiellement influencer les opinions publiques sur la question.
Reactions attendues
Les réactions des autorités britanniques et australiennes sont attendues avec intérêt, alors que l'affaire Andrew continue de faire les gros titres. Les développements futurs de cette affaire pourraient avoir des conséquences importantes pour la monarchie britannique et les relations entre le Royaume-Uni et l'Australie.
L'arrestation d'Andrew et les allégations contre lui pourraient entraîner des conséquences importantes pour la monarchie britannique, notamment en termes de réputation et de légitimité. Les développements futurs de l'affaire seront suivis de près par les médias et le public.
