Depuis le 1er mars, la loi Rixain impose aux grandes entreprises d'atteindre un seuil de 30% de femmes dans leurs comités exécutifs. Cette échéance a été atteinte par les entreprises du CAC 40, qui étaient composés à près de 29% de femmes en 2025, selon une étude publiée par l'observatoire Skema de la féminisation des entreprises.
Ce progrès s'explique en partie par la promulgation de la loi Rixain en décembre 2021, qui impose un quota de 30% à partir de mars cette année, avant 40% en 2029. Cette loi prévoit des sanctions financières allant jusqu'à 1% de la masse salariale, avec un délai de deux ans pour se mettre en conformité.
Une loi contraignante qui fait déjà ses preuves
La loi Rixain est la seule loi contraignante de ce type en Europe. Elle concernera environ 1500 entreprises en France. Marie-Pierre Rixain, la députée à l'origine de la loi, s'est félicitée auprès de l'AFP : « Le premier jalon a été atteint. Nous sommes désormais le 4e pays européen pour la féminisation des instances dirigeantes, et devant les Etats-Unis ».
La loi a déjà fait ses preuves. Les entreprises qui ont adopté une politique de féminisation de leurs comités exécutifs ont vu leurs résultats financiers s'améliorer. Par exemple, la banque BNP Paribas a vu sa part féminine passer de 3% en 2020 à 37% en 2025.
Les défis qui restent à relever
Malgré ce progrès, il reste encore beaucoup à faire. Les entreprises doivent maintenant atteindre un quota de 40% de femmes dans leurs comités exécutifs en 2029. Pour y parvenir, elles doivent développer des politiques de recrutement et de formation pour attirer et retenir les femmes dans leurs équipes.
Michel Ferrary, chercheur affilié à l'école de commerce Skema, souligne que « le nombre de femmes est resté stable (153), c'est le nombre d'hommes qui a diminué » (de 388 à 378). Il est donc crucial de mettre en place des politiques pour attirer et retenir les femmes dans les entreprises.
Les conséquences de la loi Rixain
La loi Rixain a des conséquences importantes pour les entreprises et les femmes qui y travaillent. Les entreprises qui ne respectent pas la loi risquent de se voir imposer des sanctions financières. Les femmes, quant à elles, peuvent espérer voir leur représentation dans les comités exécutifs augmenter.
Marie-Pierre Rixain a précisé que « les entreprises qui ne respectent pas la loi risquent de se voir imposer des sanctions financières allant jusqu'à 1% de la masse salariale ». Elle a également souligné que « les femmes qui travaillent dans ces entreprises peuvent espérer voir leur représentation augmenter ».
Les entreprises doivent maintenant développer des politiques de recrutement et de formation pour attirer et retenir les femmes dans leurs équipes.
Les entreprises qui ne respectent pas la loi risquent de se voir imposer des sanctions financières allant jusqu'à 1% de la masse salariale.
La loi Rixain est un pas important vers l'égalité des sexes dans les entreprises. Les prochaines étapes seront cruciales pour atteindre le quota de 40% de femmes dans les comités exécutifs en 2029.
