Et si l'Allemagne disait adieu au Scaf ? Le programme franco-germano-espagnol d'avion de combat de nouvelle génération prend l'eau. Du côté de l'industrie allemande, l'idée de voler de ses propres ailes - littéralement - fait son chemin. (On pourrait se demander si c'est le début de la fin pour ce projet pharaonique.)
Un partenariat qui fait grincer des dents
Depuis des années, le Scaf (Système de Combat Aérien du Futur) est censé incarner l'excellence aéronautique européenne. Sauf que, côté allemand, on commence sérieusement à en avoir ras-le-bol. Pourquoi ? Parce que les retards s'accumulent, les coûts explosent, et surtout, parce que la France et Dassault semblent mener la danse sans vraiment consulter leurs partenaires. Autant dire que ça ne passe pas.
D'après nos confrères de BFM Business, des industriels allemands plaident désormais pour développer leur propre avion de combat. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça ferait désordre. Résultat des courses : le Scaf, censé être livré en 2040, pourrait bien finir aux oubliettes.
L'Allemagne prête à claquer la porte ?
Alors, l'Allemagne va-t-elle vraiment quitter le programme ? Difficile de dire avec certitude. Mais une chose est sûre : Berlin n'a plus envie de jouer les faire-valoir. « On ne peut pas continuer comme ça », confiait récemment un responsable industriel allemand sous couvert d'anonymat. « Nous avons besoin d'un avion de combat qui réponde à nos besoins, pas à ceux de la France. »
Et puis, côté allemand, on commence à regarder du côté des États-Unis. Boeing et Lockheed Martin ont déjà les yeux rivés sur le marché allemand. Le truc, c'est que si l'Allemagne se tourne vers les Américains, ça pourrait bien sonner le glas du Scaf. (Et accessoirement, ça ferait une belle épine dans le pied de Dassault.)
Et l'Espagne dans tout ça ?
Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y a un troisième larron dans cette histoire : l'Espagne. Madrid, qui a investi des centaines de millions d'euros dans le Scaf, se retrouve pris en étau. D'un côté, la France et Dassault, de l'autre, l'Allemagne qui menace de claquer la porte. Bref, l'Espagne n'a pas vraiment intérêt à ce que le programme capote. Mais si l'Allemagne se retire, difficile de croire que Madrid va continuer seul avec la France.
Selon les informations de BFM Business, l'Espagne tente de jouer les médiateurs. Mais pour l'instant, les discussions n'aboutissent à rien. (On se demande d'ailleurs si ce n'est pas le début d'une crise diplomatique.)
Que va-t-il se passer maintenant ?
La décision politique de poursuivre ou non le Scaf est encore en suspens. Mais une chose est sûre : le temps presse. Si l'Allemagne quitte le programme, il faudra trouver rapidement une solution. Et ça, ce n'est pas gagné.
En attendant, on peut se demander si le Scaf n'est pas en train de devenir le nouveau Mirage 2000 NG. Vous savez, ce projet d'avion de combat franco-allemand qui avait capoté dans les années 90. (L'histoire a parfois tendance à se répéter.)
L'Allemagne reproche à la France et à Dassault de ne pas assez consulter leurs partenaires. Les retards s'accumulent, les coûts explosent, et Berlin n'a plus envie de jouer les faire-valoir.
Difficile de dire avec certitude. Mais une chose est sûre : Berlin n'a plus envie de continuer comme ça. Si l'Allemagne quitte le programme, ça pourrait bien sonner le glas du Scaf.
Si l'Allemagne quitte le programme, il faudra trouver rapidement une solution. L'Espagne, qui a investi des centaines de millions d'euros, se retrouvera pris en étau. Et ça, ce n'est pas gagné.
En attendant, on peut se demander si le Scaf n'est pas en train de devenir le nouveau Mirage 2000 NG. Vous savez, ce projet d'avion de combat franco-allemand qui avait capoté dans les années 90. (L'histoire a parfois tendance à se répéter.)
Et vous, pensez-vous que l'Allemagne va quitter le Scaf ? Dites-le nous en commentaire !
