Un tweet qui coûte cher
On se croirait dans un mauvais scénario de série politique. Un jeune candidat de 23 ans, plein d'ambition, se retrouve éjecté de la course aux municipales. Son crime ? Un tweet vieux de quelques années qui a ressurgi, comme un mauvais genie sorti de sa lampe.
Le RN, qui se la joue « parti propre » cette année, n'a pas tardé à couper le micro. Résultat des courses : le voilà sans tête de liste à Belfort. Autant dire que ça fait désordre.
(D'ailleurs, on se demande bien comment ils vont se sortir de ce mauvais pas. Mais passons.)
Un parti sous pression
Le Rassemblement National, ces derniers temps, tente de se refaire une virginité. Plus de discours incendiaires, plus de dérapages. Bref, ils veulent jouer la carte de la respectabilité.
Sauf que voilà, les réseaux sociaux ont la mémoire longue. Et les vieux tweets, ça traîne. Le jeune candidat en question avait posté un message sur la consonance étrangère de certains prénoms. Le genre de truc qui, aujourd'hui, fait grincer des dents.
Le RN, lui, a réagi vite. Trop vite ? Difficile à dire. Toujours est-il que le candidat a été débarqué illico. On pourrait se demander si cette réaction est proportionnée. Mais bon, la politique, c'est aussi l'art de l'équilibre.
Belfort dans le viseur
Belfort, cette ville du Territoire de Belfort, est un enjeu important pour le RN. Ils y voient une opportunité de s'implanter durablement. Sauf que là, avec cette histoire, ça commence mal.
Le parti va devoir trouver un remplaçant en urgence. Et surtout, éviter que cette affaire ne fasse trop de bruit. Parce que les élections, c'est dans quelques semaines. Et les mauvaises nouvelles, ça s'accumule vite.
En attendant, les autres partis doivent se frotter les mains. Le RN leur offre une belle occasion de critiquer leur manque de cohérence. Et ça, c'est toujours bon à prendre.
Le RN peut-il se permettre de tels écarts ?
Le parti de Marine Le Pen mise beaucoup sur cette élection. Ils veulent montrer qu'ils sont capables de gérer des villes, de gouverner. Bref, de passer du discours à l'action.
Mais avec des histoires comme celle-là, c'est tout l'édifice qui vacille. Les électeurs sont de plus en plus exigeants. Ils veulent des candidats irréprochables. Et un tweet de trop, ça peut tout faire basculer.
Le RN va devoir faire attention. Parce que si ça continue, ils risquent de se retrouver avec plus de têtes de liste déconnectées que de victoires aux municipales.
Conclusion : et maintenant ?
Cette affaire pose une question plus large : jusqu'où peut-on aller dans la purification des discours politiques ? Faut-il effacer toute trace du passé ? Ou au contraire, assumer ses erreurs et avancer ?
Le RN, lui, a choisi la première option. Reste à voir si ça suffira à convaincre les électeurs. Parce que Belfort, c'est une ville qui compte. Et les Belfortains, ils ne se laisseront pas berner par des promesses en l'air.
En attendant, on peut se demander si cette affaire ne va pas avoir des répercussions bien au-delà des municipales. Parce que dans la politique, rien n'est jamais vraiment isolé.
Le RN est sous pression pour se montrer irréprochable. Un mauvais pas, et c'est toute leur stratégie de respectabilité qui s'effondre. Ils ont donc préféré couper court rapidement, même si ça peut paraître excessif.
Pour lui, c'est la fin de l'aventure. Il va devoir se contenter de regarder les élections de loin. Mais qui sait ? Peut-être qu'il rebondira ailleurs. La politique, c'est un peu comme le football : un jour tu es sur le banc, le lendemain tu es titulaire.
Difficile à dire. Tout dépend de la façon dont les autres partis vont exploiter cette affaire. Si ils arrivent à en faire un symbole de l'incohérence du RN, ça pourrait jouer. Mais si l'affaire s'essouffle, peut-être que les électeurs passeront à autre chose.