La 76e édition de la Berlinale, Festival international du film de Berlin, a décerné l’Ours d’or à « Yellow Letters » du réalisateur allemand Ilker Catak, une « allégorie de l’oppression » mettant en scène un couple d’artistes aux prises avec un État autoritaire, comme le rapporte Ronny Hartmann pour REUTERS. Le film se déroule dans la Turquie contemporaine mais a été tourné en Allemagne, Berlin et Hambourg remplaçant respectivement Ankara et Istanbul. Cette distinction est « sans conteste le film le plus politique » du festival, une « conclusion appropriée pour un événement marqué par les débats politiques », remarque la Deutsche Welle.
Le président du jury Wim Wenders, qui avait provoqué la controverse dès le premier jour en déclarant que les cinéastes devaient « rester à l’écart de la politique », s’est montré moins catégorique en remettant le prix, saluant la manière dont le film dénonçait « très clairement le langage politique du totalitarisme, par opposition au langage empathique du cinéma ». Dans son discours de remerciement, Catak a souligné que « ce sont les autocrates de ce monde que nous devrions combattre, et non les artistes aux opinions politiques diverses », rapporte le diffuseur allemand. « Ne nous battons pas entre nous, combattons-les », a-t-il lancé.
Conflits au Pakistan
Le Pakistan a mené samedi soir plusieurs frappes aériennes en Afghanistan, ciblant ce qu’il qualifie de « camps et refuges » de groupes « terroristes » responsables d’une série d’attaques récentes sur son territoire, dont un attentat-suicide qui avait tué des dizaines de fidèles dans une mosquée chiite d’Islamabad, rapporte Al-Jazeera. Les autorités ont précisé que l’armée du pays avait mené des « frappes sélectives sur la base de renseignements » contre sept positions des Talibans pakistanais et de ses affiliés à la frontière avec l’Afghanistan. Le gouvernement afghan a confirmé les frappes dans deux de ses provinces, faisant état de « dizaines de martyrs et blessés, dont des femmes et des enfants ».
Islamabad accuse son voisin d’abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que Kaboul dément. Cette situation de tensions entre les deux pays soulève des inquiétudes quant à la stabilité régionale et aux conséquences humanitaires pour les populations civiles.
Mission lunaire reportée
Un jour après avoir annoncé la date du 6 mars pour le lancement de la mission lunaire Artemis II, la NASA a déclaré samedi que « des complications avec la fusée pourraient retarder toutes les tentatives de lancement prévues en mars depuis le Centre spatial Kennedy en Floride », selon NPR. Le décollage de cette mission, dont on ne compte plus les retards, est ainsi reporté au 1er avril au plus tôt. Les ingénieurs de l’agence spatiale ont constaté une « interruption du flux d’hélium » dans l’un des étages de la fusée, une défaillance qui devrait entraîner son retour dans le bâtiment d’assemblage.
La mission Artemis II prévoit d’emmener quatre astronautes pour un voyage de dix jours autour de la Lune. Ce sera « la première fois que des êtres humains retourneront à proximité de la Lune depuis la mission Apollo 17 en 1972 », rappelle la radio américaine. Cette mission est un jalon important dans les efforts de la NASA pour revenir sur la Lune et, à terme, envoyer des humains sur Mars.
Décès de Willie Colón
Le légendaire tromboniste, arrangeur, chef d’orchestre et producteur américain Willie Colón, « l’un des architectes de la salsa, figure de proue du genre et l’un de ses plus grands noms », est décédé samedi à l’âge de 75 ans, écrit Billboard. Né dans le Bronx à New York, dans une famille d’origine portoricaine, Willie Colón était « non seulement un interprète virtuose, mais aussi un musicien visionnaire qui a su fusionner avec brio la musique de ses parents portoricains et la scène jazz et funk new-yorkaise », observe le magazine musical.
« Il n’existe peut-être aucun autre musicien issu du légendaire label Fania qui ait aussi bien incarné le son salsa » et contribué à son essor dans les années 70, estime le titre. En plus de ses quarante albums, l’artiste avait collaboré avec d’autres légendes de la salsa, comme la Cubaine Celia Cruz et le Panaméen Rubén Blades.
Les événements de ces dernières heures, allant de la reconnaissance artistique à la Berlinale au conflit au Pakistan, en passant par le report de la mission lunaire et le décès d’une légende musicale, soulèvent des questions sur les enjeux géopolitiques, culturels et scientifiques qui façonnent notre monde. Quels sont les défis que posent ces événements pour la communauté internationale, et comment ceux-ci influencent-ils les relations entre les nations et les développements dans les domaines de l’art, de la science et de la politique ?
