Brice Hortefeux, ancien ministre de 67 ans, a réaffirmé lors du premier jour de son procès en appel le 16 mars 2026, qu'il n'avait jamais reçu d'argent à Tripoli en 2005 lors de sa rencontre avec Abdallah Senoussi, condamné pour son rôle dans l'attentat du DC-10 d'UTA. Lors de l'audience, Hortefeux a martelé qu'il n'était pas demandeur de cette rencontre et qu'il avait reçu une invitation officielle du ministère de l'Intérieur libyen. Condamné en première instance pour association de malfaiteurs, il avait fait appel pour contester la décision.

Ce qu'il faut retenir

  • Brice Hortefeux nie avoir reçu de l'argent à Tripoli en 2005 pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
  • Il affirme ne pas avoir été demandeur de la rencontre avec Abdallah Senoussi.
  • Hortefeux avait été condamné en première instance pour association de malfaiteurs.

Contexte historique et politique

Dans le cadre de l'affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux se retrouve au cœur d'un procès en appel où il conteste son implication en tant qu'intermédiaire. La rencontre à Tripoli en 2005 avec Abdallah Senoussi, condamné pour son rôle dans un attentat, est au centre des débats.

La justice examine le rôle présumé d'Hortefeux dans l'obtention de fonds pour la campagne électorale de Sarkozy en 2007, une affaire complexe aux ramifications politiques et diplomatiques importantes.

Réactions et enjeux

Au cours de son interrogatoire, Brice Hortefeux a souligné qu'il n'était pas informé du passé judiciaire de Senoussi et qu'il n'avait pas été briefé sur ce sujet par les autorités françaises. Il a déclaré ne pas avoir sollicité d'argent lors de sa rencontre à Tripoli et a pointé du doigt l'intermédiaire Ziad Takieddine comme responsable de ce qu'il considère comme un "piège".

Les déclarations d'Hortefeux font écho à sa défense lors du premier procès, où il affirmait avoir été victime d'une manipulation orchestrée par Takieddine. Les enjeux de ce procès en appel sont cruciaux pour l'ancien ministre, qui cherche à prouver son innocence et à rétablir sa réputation.

Et maintenant ?

La suite du procès permettra de clarifier les éléments et les accusations pesant sur Brice Hortefeux. Les décisions de la cour d'appel auront un impact significatif sur l'issue de cette affaire et sur la perception de son rôle dans le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.