L'indice parisien recule nettement à la clôture de ce jeudi 26 mars, alors que Donald Trump a appelé Téhéran à être 'sérieux' avant qu'il ne soit trop tard. Selon BFM Bourse, les marchés restent ballotés d'une information contradictoire à une autre sur d'hypothétiques négociations pour stopper le conflit au Moyen-Orient.
Les investisseurs ne savent plus quelle information digérer tant Donald Trump multiplie les déclarations sur le conflit en Iran. Le président américain a déclaré que prendre le contrôle du pétrole iranien est 'une option' à sa disposition. Il a donné l'exemple du Venezuela, où les Etats-Unis ont selon ses termes établi 'une sorte d'entreprise commune' ('joint venture') pour l'exploitation de brut.
Ce qu'il faut retenir
- L'indice parisien recule nettement à la clôture de ce jeudi 26 mars.
- Donald Trump a appelé Téhéran à être 'sérieux' avant qu'il ne soit trop tard.
- Les marchés restent ballotés d'une information contradictoire à une autre sur d'hypothétiques négociations pour stopper le conflit au Moyen-Orient.
- Le président américain a déclaré que prendre le contrôle du pétrole iranien est 'une option' à sa disposition.
- Le pétrole remonte à la suite de cette confusion généralisée.
Les déclarations de Donald Trump
Le président américain a affirmé que l'Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers dans le détroit d'Ormuz en guise de 'cadeau' dans le cadre de discussions indirectes menées avec les Etats-Unis. Selon BFM Bourse, un responsable iranien de haut rang a déclaré que Téhéran a jugé que la proposition américaine de sortie du conflit qui lui a été transmise par l'intermédiaire du Pakistan est 'à sens unique et injuste' et n'ouvre aucune perspective de négociation.
Donald Trump assure, en le menaçant, que le régime de Téhéran veut à tout prix conclure un accord de paix. Le président américain semble perdre patience et a écrit sur Truth Social que les négociateurs iraniens 'étaient très différents et 'étranges''.
Les conséquences économiques
Le pétrole remonte à la suite de cette confusion généralisée. Le contrat de mai sur le Brent de mer du Nord prend 5,7% à 108,02 dollars le baril tandis que celui de mai sur le WTI avance de 5% à 94,82 dollars le baril. Selon Grégoire Kounowski, Investment Advisor chez Norman K, 'les principales banques centrales observent d'ailleurs attentivement l'évolution du conflit et certains analystes commencent à anticiper un éventuel resserrement de leurs politiques monétaires'.
Les valeurs boursières
STMicroelectronics a gagné 1,9%, soutenu par Morgan Stanley qui est passé à 'surpondérer', équivalent d'acheter, sur le groupe de semi-conducteurs. Soitec (-2%) n'a, en revanche, pas profité de la marque de confiance de la banque américaine. Edenred a dévisse de 17,2% après avoir annoncé faire l'objet d'une instruction par les autorités italiennes pour des pratiques anticoncurrentielles présumées.
En conclusion, le marché boursier reste instable et sensible aux événements internationaux. Il est important de rester vigilant et de suivre de près les déclarations de Donald Trump et les évolutions du conflit en Iran.
