C'est un dossier qui glace le sang. Celui de Camélia, cette lycéenne de 17 ans dont le corps a été retrouvé sans vie en septembre 2025. (Décidément, ces affaires de harcèlement scolaire qui finissent mal, ça ne s'arrête jamais.)

Hier, le procureur de Meaux a fait une annonce qui laisse un goût amer. L'enquête pour harcèlement scolaire ayant conduit la jeune fille à mettre fin à ses jours a été classée sans suite. Autant dire que la pilule a du mal à passer.

Un suicide qui avait ému toute la France

Vous vous souvenez peut-être de cette affaire qui avait fait grand bruit à l'automne dernier. Camélia, élève au lycée de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, s'était donnée la mort après des mois de harcèlement, selon les premiers éléments de l'enquête.

Les réseaux sociaux s'étaient embrasés, les hommages avaient afflué. On se rappelait trop bien le cas de Marion, cette autre adolescente de 13 ans qui avait mis fin à ses jours en 2013 après avoir été harcelée. (Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces drames se ressemblent tous.)

Une enquête qui piétine

Alors, que s'est-il passé ? Pourquoi cette enquête a-t-elle été classée sans suite ?

Selon les informations de nos confrères, les éléments recueillis n'auraient pas permis d'identifier clairement des responsables. (Difficile à avaler, non ?)

Le procureur a expliqué que les témoignages étaient contradictoires et que les preuves matérielles manquaient. Résultat des courses : pas de poursuites possibles.

Les limites de la justice face au harcèlement scolaire

C'est là que le bât blesse. Comment peut-on ne pas trouver de responsables dans un cas pareil ?

On pourrait se demander si la justice est vraiment équipée pour traiter ces affaires complexes. Le harcèlement scolaire, c'est souvent une histoire de rumeurs, de messages effacés, de témoignages tardifs. (Bref, un vrai casse-tête.)

Et puis, il y a la question des réseaux sociaux. Les preuves y sont éphémères, les comptes anonymes. Autant dire que ça complique sérieusement le travail des enquêteurs.

Les familles en colère

Du côté des proches de Camélia, c'est la colère qui domine. Ils estiment que la justice a failli à son devoir. (Et on les comprend.)

Pour eux, il est inconcevable qu'aucun responsable ne soit identifié. Ils réclament une contre-expertise, une enquête plus approfondie. Bref, ils ne lâchent rien.

Et ils ont raison. Parce que chaque affaire classée sans suite, c'est un peu comme si on disait aux harceleurs :