Ça y est, le débat sur la défense européenne est relancé. Et cette fois, c'est sérieux. Mardi 10 février, le Parlement européen s'est emparé du sujet avec un plan qui pourrait bien tout changer.
On pourrait se demander si l'Europe a vraiment les moyens de ses ambitions. Mais une chose est sûre : l'urgence est là. Et les mots du commissaire Andrius Kubilius résonnent comme un électrochoc.
Un cri d'alarme en plein cœur de Bruxelles
Imaginez la scène : la salle de plénière du Parlement européen, ces murs qui ont vu défiler tant de discours. Et là, une voix qui porte, qui interpelle. Celle d'Andrius Kubilius, commissaire européen aux affaires stratégiques.
« L'Europe doit prendre sa responsabilité », lance-t-il. Autant dire que le message est clair. Et puis, le contexte est là pour rappeler que ce n'est pas qu'un simple discours. Entre la guerre en Ukraine, les tensions en mer de Chine, et les cyberattaques qui se multiplient, difficile de dire avec certitude que l'Europe peut se permettre de traîner des pieds.
(D'ailleurs, saviez-vous que les dépenses militaires de l'UE ne représentent que 1,5% de son PIB ? Un chiffre qui fait grincer des dents quand on le compare aux 3,5% des États-Unis.)
Des mots forts, mais des actes ?
Le commissaire ne s'arrête pas là. Il évoque un « environnement international de plus en plus instable ». On pourrait presque entendre les murmures dans l'assemblée. Parce que oui, les mots, c'est bien. Mais les actes ?
Le plan présenté par le Parlement européen prévoirait de renforcer les capacités de défense communes. Autre chose : une meilleure coordination entre les États membres. Résultat des courses : une Europe qui pourrait enfin parler d'une seule voix en matière de sécurité.
Mais attention, ce n'est pas gagné d'avance. Les résistances nationales sont encore fortes. Et puis, il y a la question des budgets. Parce que moderniser les armées, ça coûte cher. Très cher.
L'Europe face à son miroir
Alors, l'Europe va-t-elle enfin se réveiller ? La question est sur toutes les lèvres. Parce que cette fois, il ne s'agit plus de parler de paix et de coopération. Il s'agit de se protéger.
Et puis, soyons honnêtes : l'Europe a-t-elle vraiment le choix ? Avec un voisin russe de plus en plus belliqueux et une Chine qui affirme sa puissance, l'inaction n'est plus une option.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le discours de Kubilius tombe à pic. Parce que l'Europe a besoin de se regarder dans le miroir. Et de se demander si elle est vraiment prête à assumer son rôle sur la scène internationale.
Les défis à venir
Mais attention, le chemin sera semé d'embûches. Parce que parler d'une défense commune, c'est bien. Mais concrétiser, c'est autre chose. Il faudra convaincre les États membres de mettre la main à la poche. Et puis, il faudra trouver un équilibre entre souveraineté nationale et intérêts communs.
Et puis, il y a la question des industries de défense. Parce que créer une Europe de la défense, ça passe aussi par là. Il faudra mutualiser les efforts, partager les technologies. Bref, repenser toute la chaîne de valeur.
Le truc, c'est que le temps presse. Parce que pendant que l'Europe tergiverse, d'autres puissances, elles, avancent. Et rapidement.
Et maintenant ?
Alors, que va-t-il se passer ? Difficile de le dire avec certitude. Mais une chose est sûre : le discours de Kubilius a marqué les esprits. Et puis, le plan présenté par le Parlement européen est une première étape.
Reste à savoir si les États membres vont suivre. Parce que là, c'est toute la crédibilité de l'Europe qui est en jeu. Et puis, c'est aussi la sécurité de ses citoyens qui est en jeu.
Alors, on croise les doigts. Parce que l'Europe a besoin de se montrer à la hauteur. Et vite.
Avec un environnement international de plus en plus instable, l'Europe doit pouvoir se protéger. Une défense commune permettrait de parler d'une seule voix et de mieux coordonner les efforts.
Les principaux défis sont la coordination entre les États membres, les budgets, et la mutualisation des industries de défense. Il faudra aussi trouver un équilibre entre souveraineté nationale et intérêts communs.
Les prochaines étapes passent par la présentation du plan du Parlement européen, les discussions entre les États membres, et la mise en œuvre concrète des mesures. Il faudra aussi convaincre les États membres de mettre la main à la poche.