Le sport ne se limite pas à nos muscles, mais impacte aussi notre cerveau. Une récente étude menée sur des souris révèle l'existence d'un groupe de neurones jouant un rôle crucial dans l'optimisation de l'énergie pendant l'effort, favorisant ainsi une amélioration des performances physiques. Cette découverte ouvre des perspectives passionnantes sur le lien entre activité cérébrale et progression sportive.
Ce qu'il faut retenir
- Des chercheurs identifient des neurones influençant l'énergie pendant l'effort
- Une étude sur des souris révèle l'activation de neurones après l'exercice
- L'inhibition de ces neurones diminue les performances physiques
Des neurones activés par l'effort physique
Les chercheurs américains ont focalisé leur étude sur une zone clé du cerveau, l'hypothalamus, impliquée dans la régulation de fonctions vitales. En observant des souris pendant des exercices de course, ils ont constaté une augmentation significative de l'activité de certains neurones, les SF1, après l'effort. Cette activité neuronale s'intensifie avec la durée de l'entraînement, rappelant le développement musculaire progressif.
Des performances amoindries en cas d'inhibition neuronale
En bloquant l'activité de ces neurones chez les souris après des séances d'entraînement, les chercheurs ont observé une nette diminution des performances physiques. Les rongeurs dont les neurones étaient inhibés ont parcouru en moyenne deux fois moins de distance lors d'un test d'endurance par rapport à ceux dont l'activité neuronale était normale.
Optimisation des substrats énergétiques
Les chercheurs expliquent que ces neurones pourraient influencer l'utilisation des réserves énergétiques, notamment en modulant le métabolisme du glycogène. L'inhibition de ces neurones entraînerait une consommation précoce du glycogène, limitant ainsi l'endurance. Stimuler ces neurones pourrait donc potentiellement améliorer les performances sportives en optimisant l'utilisation des ressources énergétiques.
