Le décret d'application de la loi du 28 avril 2025 confère des moyens d'actions renforcés aux 4 000 agents des services internes de sécurité de la SNCF et de la RATP, afin d'intervenir plus efficacement contre la violence dans les transports en commun.

Ce qu'il faut retenir

  • Les polices ferroviaires et agents de sûreté privés bénéficient de pouvoirs supplémentaires dès ce lundi
  • Les agents peuvent réaliser des fouilles, saisies d'armes, palpations et patrouiller aux abords des gares
  • Les agents ont le droit d'interdire l'accès aux individus indésirables et de saisir la marchandise vendue illégalement

Renforcement des pouvoirs des polices ferroviaires

Les agents de police ferroviaire et les agents de police de sûreté disposent désormais de pouvoirs accrus, tels que la possibilité de réaliser des fouilles, des saisies d'armes et d'objets dangereux, ainsi que des palpations. De plus, ils peuvent patrouiller aux abords immédiats des gares et des stations de métro pour assurer la sécurité des voyageurs.

Élargissement des compétences des agents de sécurité privée

Le décret permet également aux agents de sécurité privée intervenant dans les réseaux de transport d'enjoindre les perturbateurs de l'ordre public à quitter les lieux, ainsi que de fixer les modalités de leur formation pour une intervention efficace.

Et maintenant ?

Face à ces nouvelles mesures, on attend de voir comment les polices ferroviaires et les agents de sécurité privée vont mettre en œuvre ces pouvoirs renforcés pour assurer la sécurité des voyageurs dans les transports en commun.

Les chiffres de la délinquance dans les transports en commun en 2025 font état de 104 700 victimes de vols, violences ou escroqueries, en baisse de 2% par rapport à l'année précédente. En parallèle, 21 millions de Français ont utilisé les transports en commun au moins une fois par mois en 2025, selon l'observatoire de la mobilité des Français en transport en commun.

Cette initiative, portée par le ministre des Transports, Philippe Tabarot, vise à rendre les transports collectifs plus attractifs en renforçant la sécurité à travers des mesures telles que l'utilisation de caméras-piétons pour les agents de contrôle et l'autorisation expérimentale d'utilisation de pistolets à impulsion électrique par les agents de la Suge et de la RATP.

Réactions et prises de position

Les réactions des usagers et des autorités locales restent à observer pour mesurer l'impact de ces mesures sur la sécurité et l'efficacité des interventions dans les transports en commun.

En conclusion, ces nouvelles dispositions visent à renforcer la sécurité dans les transports en commun et à dissuader les actes délictueux, offrant ainsi aux usagers un environnement plus sûr et apaisé lors de leurs déplacements.