Une manifestation s'est tenue devant le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace à Paris le 10 mars 2026. Une dizaine d'étudiants portaient des cercueils marqués d'une lettre formant le mot 'UNIVERSITE', symbolisant le sous-financement de l'enseignement supérieur.
Ce qu'il faut retenir
- 400 personnes se sont rassemblées pour alerter sur le manque de moyens dans l'enseignement supérieur
- Les syndicats estiment un déficit de 8 milliards d'euros pour répondre aux besoins
- Les budgets des universités sont majoritairement en déficit
Sous-financement et manque de moyens
Les organisations syndicales telles que l'UNSA, la CFDT, la FSU, la CGT et SUD, soutenues par des étudiants, alertent sur le danger pesant sur le service public de l'enseignement supérieur en raison du sous-financement. Ils estiment qu'une somme d'au moins 8 milliards d'euros est nécessaire pour pallier aux besoins urgents. Emmanuel de Lescure, secrétaire général du Snesup-FSU, dénonce un 'véritable plan social' avec le non-renouvellement des départs à la retraite des enseignants et la réduction de l'offre de formation pour les étudiants. La plupart des universités ont voté des budgets en déficit, soulignant l'urgence de la situation.
Répartition des moyens contestée
Simultanément, une réunion budgétaire du conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche se tenait au ministère pour discuter de la répartition des moyens entre les établissements. Les syndicats dénoncent une opacité dans cette répartition, mettant en lumière des inégalités criantes et un manque de transparence.
