Deutsche Telekom, l'un des plus grands groupes télécoms d'Europe, étudie une fusion complète avec T-Mobile US, une opération qui pourrait devenir la plus grande fusion d'entreprises de l'histoire, selon Euronews FR.

Le groupe allemand détient déjà 53 % de T-Mobile US et souhaite racheter le reste, ce qui permettrait de créer un géant des télécoms en valeur, capable de rivaliser avec les plus grands opérateurs mondiaux.

Ce projet de fusion, qui pourrait valoir jusqu'à 400 milliards de dollars, dépasserait le record actuel de la plus grande opération de fusion-acquisition, établi en 1999 avec le rapprochement Vodafone-Mannesmann, qui valait 202,7 milliards de dollars.

Ce qu'il faut retenir

  • Deutsche Telekom détient déjà 53 % de T-Mobile US et souhaite racheter le reste.
  • La fusion pourrait créer un géant des télécoms en valeur, capable de rivaliser avec les plus grands opérateurs mondiaux.
  • Le projet de fusion pourrait valoir jusqu'à 400 milliards de dollars.
  • La fusion dépasserait le record actuel de la plus grande opération de fusion-acquisition.

Un groupe allemand unique

Deutsche Telekom est issu du démantèlement de la Deutsche Bundespost publique au milieu des années 1990 et reste l'un des plus grands groupes télécoms d'Europe et l'un des plus stratégiques.

L'État fédéral et la banque publique KfW détiennent ensemble environ 28 % du capital de Deutsche Telekom, ce qui fait de Berlin un acteur clé de toute opération.

Un parcours de T-Mobile tumultueux

T-Mobile a connu un parcours tumultueux sous pavillon allemand, avec des périodes de forte croissance suivies de périodes de forte perte de clients et de bénéfices.

Deutsche Telekom a introduit T-Mobile en Bourse via une fusion inversée avec MetroPCS en 2013, avant de remonter progressivement au capital.

Une holding sur le modèle irlandais

Une nouvelle holding pourrait être créée pour regrouper les deux sociétés, selon un scénario envisagé, qui restera au stade de la spéculation faute de confirmation ou de détails fournis officiellement par Deutsche Telekom.

Cette holding serait vraisemblablement enregistrée hors d'Allemagne, l'Irlande étant citée comme modèle possible.

Un obstacle réglementaire de taille

Les obstacles s'annoncent considérables pour cette opération, avec une augmentation de capital qui devra être approuvée par 75 % des actionnaires de Deutsche Telekom.

Le membre du Congrès Jim Jordan a déjà promis un examen serré, estimant qu'une prise de contrôle étrangère de T-Mobile attirerait l'attention des élus.

Et maintenant ?

La situation sera à suivre au cours des prochaines semaines, car les discussions sont largement perçues comme très préliminaires et pourraient ne jamais aboutir à un accord.

Conclusion

La fusion de Deutsche Telekom et T-Mobile US reste un projet de très grande envergure, qui pourrait changer le paysage des télécoms mondiaux, mais qui nécessite une approbation réglementaire difficile à obtenir.