La disparition de Madoua, un enfant de 4 ans atteint d'un trouble autistique, a suscité une grande émotion et une mobilisation sans précédent dans la région de Seine-Saint-Denis. Selon nos confrères de BFM - Faits Divers, les recherches bénévoles ont été stoppées après une semaine d'intenses efforts pour retrouver l'enfant.

Madoua avait disparu le 25 février dans le parc André Devambez à Neuilly-Plaisance, alors qu'il jouait avec sa mère en bord de Marne. Les images de vidéosurveillance ont permis d'établir que l'enfant « est tombé dans l'eau », selon le collectif de bénévoles qui avait organisé les recherches. Cependant, le procureur de la République de Bobigny a précisé que les images vidéo « ne montrent pas Madoua tombant à l'eau », mais qu'il est possible de voir le corps d'un enfant dériver dans la Marne, vêtu de bleu et susceptible de correspondre à Madoua.

Ce qu'il faut retenir

  • Madoua, 4 ans, a disparu le 25 février à Neuilly-Plaisance.
  • Les recherches bénévoles ont été stoppées après une semaine de mobilisation.
  • Les images de vidéosurveillance montrent un enfant dériver dans la Marne, susceptible de correspondre à Madoua.

Les recherches

Les recherches ont été menées sur une zone s'étendant sur environ 34 kilomètres d'est en ouest, sur les départements de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et de Paris, avec la mobilisation de centaines de policiers et militaires. Des patrouilles en véhicules et à pied ainsi que des enquêtes de voisinage ont également été mises en place, ainsi que des survols en hélicoptère ou en drone de la rivière.

Le procureur de la République de Bobigny a insisté sur le fait que les investigations ont été « très activement poursuivies » après la disparition du petit garçon, « avec notamment l'analyse de nombreuses images de vidéo protection ». Il a ajouté que « certaines ont fait l’objet d’améliorations techniques pour une meilleure exploitation ».

Les réactions

La commune de Neuilly-Plaisance a partagé le communiqué des organisations de la mobilisation citoyenne sur les réseaux sociaux, exprimant « une immense tristesse » et « un moment de profonde douleur pour sa famille, ses proches et l'ensemble de la communauté ».

L'avocat de la famille du petit garçon, Yassine Bouzrou, a affirmé que « la disparition tragique » de Madoua « a révélé des dysfonctionnements graves et inacceptables de la part du procureur de la République de Bobigny ». Il a précisé son propos : « Malgré l'existence de vidéos de vidéosurveillance dès le jour des faits, celles-ci n'ont pas été exploitées à temps, privant la famille, les bénévoles et la société d'une vérité immédiate et d'une recherche efficace ».

Et maintenant ?

Les recherches nautiques se poursuivent « très activement » en vue de retrouver l'enfant, selon le procureur de la République de Bobigny. La famille et les proches de Madoua attendent avec anxiété les résultats de ces recherches, tandis que la communauté reste sous le choc de cette disparition tragique.

La disparition de Madoua soulève des questions sur la sécurité et la surveillance des espaces publics, notamment dans les zones proches des cours d'eau. Elle rappelle également l'importance de la mobilisation citoyenne et de la solidarité en cas de crise.