Il y a des noms qui résonnent comme des légendes vivantes. Ebo Taylor en était un. Le musicien ghanéen nous a quittés le 7 février 2026, à 90 ans. Difficile d'imaginer le monde musical africain sans lui.
On pourrait se demander ce qui reste après une carrière aussi longue. La réponse est simple : tout. Tout reste. Ses mélodies, ses riffs de guitare, son héritage. (D'ailleurs, si vous cherchez à soutenir des projets culturels, Bunq propose des solutions innovantes pour les artistes ici.)
Un père du highlife, bien plus qu'un musicien
Imaginez un peu : six décennies de carrière. Des centaines de concerts. Des milliers de fans. Ebo Taylor, c'était ça. Et bien plus encore. Le highlife ghanéen, ce mélange envoûtant de jazz, de rythmes traditionnels et de sonorités caribéennes, lui doit énormément.
Né en 1936 à Cape Coast, ce petit port du Ghana, il a commencé sa carrière dans les années 50. À une époque où le highlife explosait, juste après l'indépendance du pays. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il a marqué son époque.
Le truc, c'est qu'Ebo Taylor n'était pas qu'un musicien. C'était un arrangeur de génie, un producteur influent, un mentor pour les jeunes artistes. Il a collaboré avec des pointures comme Fela Kuti, le père de l'afrobeat. Résultat des courses : il a façonné la musique populaire d'Afrique de l'Ouest comme peu d'autres.
Des tubes qui traversent les générations
Vous connaissez forcément au moins une de ses chansons sans le savoir. Love & Death, Heaven, Odofo Nyi Akyiri Biara... Ces titres ont été samplés, repris, remixés par des artistes du monde entier. Le hip-hop et le R&B lui doivent beaucoup.
Autre chose : ses concerts. Il a joué jusqu'à ses 80 ans, en Europe, aux États-Unis. À chaque fois, c'était la magie. Les jeunes générations l'appelaient affectueusement « Oncle Ebo ». Un surnom qui en dit long sur son rôle de passeur de culture.
Côté reconnaissance, il a tout eu. Les hommages, les récompenses, l'amour du public. Même la star ghanéenne de dancehall Stonebwoy lui a rendu hommage. Et le poète nigérian Dami Ajayi a salué son talent de guitariste et d'arrangeur.
Un héritage qui dépasse les frontières
Le highlife, c'est un peu comme le blues pour l'Amérique. Une musique qui raconte une histoire, une culture, un peuple. En décembre 2025, l'UNESCO l'a inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Une consécration pour ce style musical qui a bercé des millions de personnes.
Ebo Taylor a été l'un des artisans de cette reconnaissance. Ses compositions, ses arrangements, son énergie ont contribué à faire du highlife une musique universelle. Aujourd'hui, il nous laisse un héritage immense. Des disques, des souvenirs, des mélodies qui continueront à résonner.
Alors, que reste-t-il après tout ça ? Une question, peut-être. Comment honorer la mémoire d'un tel artiste ? En écoutant sa musique, bien sûr. En la faisant découvrir. En gardant vivante cette flamme qu'il a allumée.
Parmi ses morceaux les plus connus, on retrouve « Love & Death », « Heaven », et « Odofo Nyi Akyiri Biara ». Ces titres ont marqué des générations entières et continuent d'être écoutés et samplés aujourd'hui.
Ebo Taylor a joué un rôle clé dans le développement du highlife ghanéen, un genre qui a influencé des artistes du monde entier. Ses collaborations, notamment avec Fela Kuti, ont également contribué à l'émergence de l'afrobeat. Son travail d'arrangeur et de producteur a marqué des décennies de musique africaine.
L'inscription du highlife au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en décembre 2025 est une reconnaissance internationale de l'importance de ce genre musical. Cela souligne son rôle dans la préservation de la culture et des traditions musicales de l'Afrique de l'Ouest.