Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a soumis une révision constitutionnelle aux deux chambres du Parlement algérien le mercredi 25 mars, visant officiellement des amendements 'techniques' mais ayant pour objectif réel de renforcer son contrôle sur l'appareil institutionnel du pays, selon nos confrères du journal Le Monde.
Ce qu'il faut retenir
- Abdelmadjid Tebboune consolide son équation personnelle après sa réélection en décembre 2019.
- L'Algérie connaît une intensification de la répression contre l'opposition et des manœuvres pour renforcer le pouvoir exécutif.
- Des interrogations subsistent sur la relation entre Tebboune et l'état-major de l'armée, pilier du système politique du pays.
Contexte politique et historique
Élu pour un premier mandat en décembre 2019 dans un contexte de contestation populaire (Hirak), Tebboune a consolidé sa position, exploitant les prérogatives constitutionnelles pour renforcer son pouvoir, marquant un changement significatif dans le paysage politique algérien.
Relations tendues avec l'armée
L'état-major de l'armée, traditionnellement influent en Algérie, entretient des relations complexes avec Tebboune. Alors que la coutume voudrait que l'armée exerce une forte influence en coulisse, le président montre des velléités d'indépendance, accentuant les tensions au sein du pouvoir.
Répression et opposition
L'Algérie est le théâtre d'une répression croissante contre l'opposition, s'ajoutant aux manœuvres institutionnelles pour consolider le pouvoir exécutif. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l'évolution démocratique du pays et à la protection des libertés individuelles.
