Un coup dur pour le journalisme d'investigation
On pourrait croire que 2026 serait une année plus clémente pour la liberté de la presse. Pourtant, le 1er février, deux journalistes chinois ont été arrêtés. Leur crime ? Avoir osé enquêter sur la corruption d'un haut responsable du Parti communiste. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le message est clair.
Liu Hu et Wu Yingjiao, ces deux professionnels du quatrième pouvoir, avaient publié une enquête qui dérangeait. Leur cible ? Un responsable du Sichuan, province du sud-ouest de la Chine. (D'ailleurs, saviez-vous que le Sichuan est aussi connu pour ses pandas que pour ses scandales politiques ?)
Des arrestations qui font grincer des dents
Imaginez un peu : deux journalistes arrêtés pour avoir fait leur travail. Autant dire que ça ne passe pas inaperçu. Selon nos confrères de [Source], les deux hommes ont été interpellés sans ménagement. Le premier, Liu Hu, est une figure connue du journalisme d'investigation en Chine. Le second, Wu Yingjiao, est moins médiatisé mais tout aussi engagé.
Leur enquête ? Une bombe. Elle révélait des malversations financières impliquant un responsable local du Parti communiste. Résultat des courses : les deux journalistes se retrouvent derrière les barreaux. Difficile de ne pas voir là une tentative d'étouffer l'affaire.
La Chine et sa relation compliquée avec la presse
Ce n'est pas la première fois que la Chine fait parler d'elle pour ses méthodes musclées envers les journalistes. Rappelons-nous l'affaire Gao Yu, condamnée en 2015 pour avoir divulgué un document interne du Parti communiste. Ou encore le cas de Chen Jingying, arrêtée en 2021 pour avoir couvert des manifestations à Hong Kong.
Le truc, c'est que la Chine n'est pas le seul pays à avoir des problèmes avec la liberté de la presse. Mais quand même, deux journalistes arrêtés pour avoir fait leur boulot, c'est un peu fort de café. On pourrait se demander si la situation va s'améliorer un jour.
Et maintenant, que va-t-il se passer ?
Pour l'instant, les deux journalistes sont toujours en détention. Leurs avocats tentent de les faire libérer, mais les procédures sont longues et complexes. Et puis, côté chinois, on n'a pas l'impression qu'ils sont pressés de les relâcher.
Côté international, les réactions ne se sont pas fait attendre. L'ONU, l'UE et plusieurs ONG ont condamné ces arrestations. Mais est-ce que ça suffira à faire bouger les choses ? Difficile à dire.
En attendant, on peut se demander si la Chine va continuer sur cette voie. Si c'est le cas, autant dire que la liberté de la presse n'est pas près de s'améliorer. Et ça, c'est une très mauvaise nouvelle pour les journalistes chinois.
La Chine justifie ces arrestations par la nécessité de maintenir l'ordre et la stabilité. En réalité, il s'agit souvent de museler toute critique envers le gouvernement ou le Parti communiste. Les journalistes sont particulièrement visés car ils peuvent révéler des scandales ou des informations embarrassantes.
Les conséquences sont souvent lourdes : emprisonnement, licenciement, harcèlement. Beaucoup de journalistes préfèrent quitter le pays ou se tourner vers le journalisme en ligne, moins contrôlé. Mais même là, la censure est omniprésente.
La communauté internationale peut exercer des pressions diplomatiques, sanctionner les responsables, soutenir les journalistes en exil. Mais le plus important, c'est de ne pas oublier ces journalistes et de continuer à dénoncer ces violations de la liberté de la presse.
