Depuis le 28 février, l’ensemble du paysage politique, de la sphère médiatique et de l’opinion publique en Israël se sont largement ralliés autour du drapeau, mais une petite minorité tente de faire entendre sa voix et de briser le silence et l’unanimité quasi absolue autour de la guerre en cours, selon nos confrères de Courrier International.

Le 14 mars au soir, un groupe d’Israéliens s’est ainsi rassemblé dans le centre de Jérusalem pour crier son opposition au conflit. Les manifestants scandaient « Un, deux, trois, quatre, on ne veut pas de votre putain de guerre ! », certains vêtus de combinaisons orange et portant des masques à l’effigie du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, comme le rapporte Courrier International.

Ce qu'il faut retenir

  • Une petite minorité d’Israéliens tente de faire entendre sa voix contre la guerre en cours.
  • Le 14 mars, un groupe d’Israéliens s’est rassemblé dans le centre de Jérusalem pour manifester contre le conflit.
  • Les manifestants ont scandé des slogans contre la guerre et porté des masques à l’effigie de Benyamin Nétanyahou.

Les motivations des manifestants

Les motivations des manifestants sont variées, mais tous partagent une même conviction : l’opposition à la guerre en cours. Lawrence Shenkin, 23 ans, était l’un des manifestants à Jérusalem. « Mon Dieu ne veut pas que l’État qui prétend agir en son nom mène des guerres et tue sans cesse des milliers de personnes », a-t-il affirmé à Middle East Eye, selon Courrier International.

Une manifestante de 46 ans a déploré la faible mobilisation et le silence général dans un pays ciblé tous les jours par des missiles et des drones. « Trump et Bibi [Benyamin Nétanyahou] nous ont entraînés dans une nouvelle guerre absurde. Ils essaient de nous faire taire, mais on ne peut plus rester les bras croisés », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « On nous prend pour des extrémistes cinglés [pour oser manifester contre la guerre]. »

Les sondages et l’opinion publique

D’après les derniers sondages en Israël, 92,5 % de la population soutient l’opération Lion rugissant, rapporte Middle East Eye, selon Courrier International. Cela montre une forte adhésion de la population israélienne à la politique de son gouvernement.

Cependant, quelques initiatives de la société civile tentent de faire entendre une voix différente. Une lettre ouverte adressée par 80 organisations juives et arabes au président américain, appelant à mettre fin à « une guerre dont les objectifs sont irréalisables et qui manque de stratégie de sortie claire », a été envoyée, mais il est à craindre que cela reste lettre morte, alors que la mobilisation populaire reste très marginale et que l’opposition politique à Nétanyahou « défend des positions encore plus bellicistes ».

Et maintenant ?

La situation en Israël reste tendue, et il est difficile de prévoir ce qui va se passer ensuite. Les prochaines échéances, décisions attendues ou conséquences possibles sont encore incertaines, mais il est clair que la voix des opposants à la guerre continuera à être entendue, même si elle est marginale pour le moment.

Il reste à voir si les initiatives de la société civile et les manifestations contre la guerre pourront avoir un impact sur l’opinion publique et la politique du gouvernement israélien. Pour l’instant, la majorité de la population israélienne soutient l’opération Lion rugissant, et il faudra attendre pour voir si cela changera à l’avenir.

En conclusion, la situation en Israël est complexe, et les opinions sont divisées. Cependant, il est important de noter que les opposants à la guerre ont le droit de faire entendre leur voix et que leur mobilisation, même marginale, est un signe de la vitalité de la démocratie israélienne.