Chaque semaine, Libération met en lumière des coups de cœur littéraires à travers les yeux de lecteurs aux profils variés. Dans son édition de ce samedi 28 mars 2026, le quotidien consacre un article aux écrans qui perturbent la lecture, et plus précisément à l’ouvrage «Époque» de Laura Poggioli. Cette fois, ce n’est pas un journaliste, mais une étudiante, Laurine Varnier, qui partage son enthousiasme pour ce roman dans une chronique personnelle. Libération révèle ainsi une forme de transmission générationnelle de la passion pour la littérature, où l’expérience de lecture est à la fois subjective et partagée.
Ce qu'il faut retenir
- «Époque» de Laura Poggioli est mis en avant cette semaine par Libération à travers le regard de Laurine Varnier, une étudiante.
- L’article s’inscrit dans la rubrique hebdomadaire du quotidien, dédiée aux coups de cœur des lecteurs.
- Le thème abordé dans la chronique de Varnier porte sur l’impact des écrans sur la lecture.
- Cette initiative illustre une démarche de démocratisation culturelle en donnant la parole à des non-professionnels de la critique.
- Libération utilise cette tribune pour explorer les mutations des pratiques culturelles contemporaines.
Une chronique littéraire sous le signe de l’écran
Dans sa chronique publiée ce 28 mars 2026, Laurine Varnier, étudiante en littérature, s’arrête sur «Époque» de Laura Poggioli, un roman qui semble avoir su capter son attention malgré un contexte où les écrans dominent le paysage culturel. Selon ses propres mots, elle y voit une œuvre qui résiste à la distraction numérique. Libération souligne que cette prise de parole, bien que personnelle, s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place du livre à l’ère du tout-numérique.
Laurine Varnier explique avoir découvert «Époque» lors d’une séance de dédicaces dans une librairie parisienne. Elle précise que le roman de Poggioli, publié en 2025, avait déjà été salué par la critique, mais c’est son expérience de lecture, presque « immersive », qui l’a marquée. — « J’ai posé mon téléphone pendant trois heures d’affilée » —, confie-t-elle à Libération. Une anecdote qui résume à elle seule l’ambition de l’autrice : rendre au livre son pouvoir d’attraction, même dans un monde saturé d’informations.
Laura Poggioli : une voix émergente dans le paysage littéraire français
Laura Poggioli, 34 ans, est une écrivaine dont la carrière s’est accélérée ces dernières années. Diplômée de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), elle a d’abord été connue pour ses essais sur les mutations de la société contemporaine avant de se tourner vers la fiction. Libération rappelle que son premier roman, « Les Heures creuses », avait été finaliste du prix Femina en 2023, une reconnaissance qui avait attiré l’attention sur son style à la fois poétique et incisif.
Avec «Époque », Poggioli explore les paradoxes du XXIe siècle à travers le prisme d’une narratrice confrontée à l’accélération des technologies. Le roman alterne entre monologues intérieurs et dialogues percutants, une structure qui a séduit Laurine Varnier. — « C’est un livre qui donne envie de ralentir, précisément parce qu’il parle de vitesse » — explique l’étudiante. Pour Libération, cette chronique est aussi l’occasion de rappeler que la littérature peut encore jouer un rôle de contrepoint face à la frénésie numérique.
Les écrans, ces « perturbateurs » de lecture
Le fil conducteur de la chronique de Laurine Varnier est clair : les écrans, qu’ils soient ceux des smartphones ou des ordinateurs, sont devenus des concurrents redoutables pour les livres. D’après une enquête de l’institut Médiamétrie publiée en janvier 2026, les Français de moins de 35 ans passent en moyenne 3h45 par jour devant un écran à usage non professionnel. Un chiffre qui, pour Varnier, rend d’autant plus remarquable la capacité de «Époque » à capter l’attention de ses lecteurs.
Dans son article, elle évoque aussi les réseaux sociaux, où les algorithmes privilégient les contenus courts et visuels. — « Quand on a l’habitude de scroller pendant cinq minutes, tenir trois heures sur un livre relève presque du défi » — souligne-t-elle. Pourtant, ajoute-t-elle, le roman de Poggioli offre une expérience sensorielle et intellectuelle que les écrans peinent à reproduire. Libération note que cette réflexion rejoint les débats actuels sur la désintoxication numérique, un phénomène qui gagne en visibilité depuis le début de l’année 2026.
Si «Époque » parvient à séduire au-delà du cercle des amateurs de littérature engagée, cela pourrait confirmer une tendance : celle d’un retour du livre comme objet de résistance culturelle. À moins, bien sûr, que les écrans ne finissent par absorber même cette dernière forme de résistance.
Laura Poggioli est une écrivaine française née en 1992, diplômée de l’EHESS. Elle s’est d’abord fait connaître par des essais avant de publier son premier roman, « Les Heures creuses » (2022), finaliste du prix Femina. Son dernier ouvrage, «Époque » (2025), explore les contradictions du XXIe siècle à travers une narration fragmentée. Elle est également chroniqueuse pour plusieurs revues littéraires.
