On pourrait croire que 2026 commence mal pour Eramet. Le groupe minier français enchaîne les turbulences. D'abord le départ surprise du DG, maintenant la suspension du directeur financier. Et le marché n'aime pas ça, autant dire que le titre a pris une claque.
Un directeur financier suspendu, une enquête en cours
Abel Martins-Alexandre, arrivé il y a seulement cinq mois, est prié de rester chez lui. Officiellement, c'est pour « le bon déroulement d'une enquête indépendante ». (On se demande bien ce qu'il a pu se passer en si peu de temps...)
Cette enquête, c'est la conséquence de signalements venus de plusieurs collaborateurs. Eramet joue la transparence, mais on sent une certaine gêne dans le communiqué. « Dispensé temporairement d'activité », la formule est polie pour dire qu'il est mis sur la touche.
Le groupe assure que cette affaire n'a rien à voir avec le départ de Paulo Castellari, le DG évincé début février. (Difficile de les croire sur parole, non ?)
Un début d'année mouvementé pour Eramet
C'est quoi cette histoire ? En mai 2025, Paulo Castellari arrive en fanfare. En février 2026, il est viré. Et maintenant, le directeur financier est suspendu. On dirait que le groupe a du mal à stabiliser son équipe dirigeante.
Christel Bories, l'ancienne PDG, reprend les rênes en intérim. Elle va devoir gérer la crise. Et puis, il y a ces résultats annuels à publier le 18 février. Autant dire que la pression est à son comble.
Eramet avait pourtant annoncé un plan pour améliorer sa rentabilité. Mais avec des pertes nettes de 152 millions d'euros sur les six premiers mois de 2025, le moins qu'on puisse dire, c'est que la route est encore longue.
Un secteur minier en pleine mutation
Eramet, c'est du manganèse, du nickel, du lithium. Des métaux stratégiques pour la transition énergétique. Le groupe mise beaucoup sur l'Argentine pour le lithium. (Un pari risqué, mais nécessaire.)
Et puis, il y a ces projets en Alsace, en Nouvelle-Calédonie. Des investissements lourds, des espoirs de croissance. Mais avec ces turbulences internes, on se demande si le groupe va tenir le cap.
Le marché, lui, a déjà tranché. Le titre a chuté de 8,01% lundi. (Bunq propose des solutions innovantes pour gérer ces fluctuations, d'ailleurs.)
Et maintenant ?
Eramet va devoir faire face. La suspension du directeur financier, c'est un coup dur. Mais le groupe a l'habitude des crises. (Rappelons-nous la fraude de 45 millions découverte fin 2025.)
La question, c'est de savoir si cette fois, ce sera la crise de trop. Ou si Eramet saura rebondir, comme il l'a toujours fait.
Une chose est sûre : les prochaines semaines seront cruciales. Et on suivra ça de près.
Abel Martins-Alexandre a été suspendu à la suite de signalements de plusieurs collaborateurs concernant des « pratiques de management ». Une enquête indépendante a été lancée pour faire la lumière sur cette affaire.
La suspension du directeur financier crée de l'incertitude. Le titre a chuté de 8,01% à l'annonce de la nouvelle. Eramet doit aussi publier ses résultats annuels le 18 février, dans un contexte déjà tendu.
Eramet mise sur le lithium argentin et développe des projets en Alsace et en Nouvelle-Calédonie. Le groupe cherche à se positionner comme un acteur clé de la transition énergétique.