Onze ans. L'âge où l'on devrait encore jouer à la marelle, collectionner les stickers Pokémon et rêver de devenir astronaute. Pas celui où l'on met fin à ses jours. Pourtant, c'est ce qui est arrivé à Evaëlle, en juin 2019. Sa mère, Marie Dupuis, se bat depuis pour que justice soit rendue.

Un drame qui secoue la France

Ce lundi 9 février, le tribunal de Pontoise doit rejuger l'enseignante soupçonnée d'avoir laissé faire le harcèlement dont Evaëlle était victime. (D'après nos confrères de BFM, elle avait été relaxée en première instance.)

Imaginez : une enfant de 11 ans, harcelée par ses camarades, et personne ne fait rien. Enfin, si : ses parents alertent. Mais est-ce suffisant ?

Marie Dupuis, la mère d'Evaëlle, n'a pas lâché l'affaire. « On attend que la justice fasse son travail, c'est-à-dire de protéger nos enfants », affirme-t-elle. Autant dire que le combat est loin d'être terminé.

Un procès qui relance le débat

Le procès en appel de l'enseignante relance le débat sur la responsabilité des adultes face au harcèlement scolaire. (On pourrait se demander si le système éducatif est vraiment équipé pour prévenir ces drames.)

Selon les informations de BFM, l'affaire avait déjà été jugée une première fois. Résultat des courses : relaxe. Mais le parquet a fait appel. Pourquoi ? Parce que, visiblement, la justice n'était pas convaincue.

Difficile de dire avec certitude ce qui s'est passé dans cette classe. Mais une chose est sûre : Evaëlle a souffert. Et ça, c'est inacceptable.

Marie Dupuis : une mère qui ne baisse pas les bras

Marie Dupuis, elle, ne baisse pas les bras. Elle se bat pour que le nom de sa fille ne soit pas oublié. Pour que d'autres enfants ne subissent pas le même sort.

« On ne peut pas laisser passer ça », répète-t-elle. Et elle a raison. Le harcèlement scolaire, ce n'est pas une fatalité. C'est une violence. Et la violence, ça se combat.

Alors, oui, on attend la décision de la justice. Mais au-delà de ça, il faut que les choses changent. Vraiment. (Parce que, soyons honnêtes, les discours, on en a un peu marre.)

Et après ?

Le procès en appel de l'enseignante, c'est une étape. Mais ce n'est pas la fin du combat. Marie Dupuis le sait. Elle continue de militer pour une meilleure prévention du harcèlement scolaire.

Et puis, côté société, il y a du boulot. Parce que le harcèlement, ça commence souvent par des moqueries. Des petits mots qui font mal. Des regards qui blessent. (Résultat : des enfants qui souffrent en silence.)

Alors, oui, on peut espérer que la justice fera son travail. Mais ça ne suffira pas. Il faut que chacun prenne sa part de responsabilité. Les enseignants, les parents, les élèves. Bref, tout le monde.

En attendant, on pense à Evaëlle. Et à sa mère, qui se bat pour elle.

Le procès en appel est crucial car il permet de revoir la décision de relaxe prise en première instance. Il s'agit de déterminer si l'enseignante a bien rempli son rôle de protection envers Evaëlle. (Et puis, soyons clairs, un procès, ça peut aussi servir à faire avancer les mentalités.)

Contre le harcèlement scolaire, il y a plusieurs choses à faire. D'abord, en parler. Ensuite, agir. Alerter les enseignants, les parents, les autorités. (Et surtout, ne pas laisser passer les moqueries ou les violences, même si elles semblent anodines.)

Les conséquences du harcèlement scolaire peuvent être dramatiques. Anxiété, dépression, voire suicide. (Comme dans le cas d'Evaëlle.) C'est pourquoi il est si important de prendre ce problème au sérieux.