Alors que l’Olympique de Marseille (OM) occupe actuellement la sixième place du classement de Ligue 1, à deux points du troisième Lyon, le défenseur argentin Facundo Medina affiche un optimisme sans faille quant aux chances des siens de décrocher le podium synonyme de qualification directe en Ligue des champions. Dans un entretien exclusif accordé à RMC Sport, l’international argentin a balayé les doutes et réaffirmé sa détermination à mener son équipe vers les sommets, malgré une saison marquée par les polémiques et les aléas sportifs.
Ce qu'il faut retenir
- Deux points séparent l’OM de la troisième place en Ligue 1, avec quatre matchs à jouer avant la fin du championnat.
- Facundo Medina, blessé une grande partie de la saison, estime que l’OM « peut encore y croire » et vise une qualification en C1.
- L’OM, actuellement en pleine course au podium, affronte Nice ce dimanche au Vélodrome avant de se déplacer à Nantes, au Havre et de recevoir Rennes.
- Medina a réagi aux critiques internes, notamment après une défaite à Lorient (0-2), et réaffirmé son engagement total pour le club.
Un objectif réaliste malgré un contexte tendu
Avec seulement deux points d’écart sur le podium, l’OM aborde la fin de saison avec une marge de manœuvre étroite mais réelle. Facundo Medina, interrogé par RMC Sport, a balayé les interrogations sur la faisabilité de l’objectif en martelant : « Bien sûr que c’est possible ». Selon lui, tout dépend désormais de la capacité des Marseillais à faire preuve d’engagement et d’ambition collective. « Je ne jette pas l’éponge, a-t-il lancé. Je n’ai même pas besoin d’éponge, d’ailleurs ! Je crois encore au podium. » Une déclaration qui résonne comme un appel à la mobilisation générale, alors que l’OM sort d’une défaite humiliante à Lorient (0-2), synonyme de nouvelles critiques envers l’équipe.
Pour Medina, la clé réside dans l’état d’esprit du groupe. Malgré une saison chaotique, marquée par des polémiques et des résultats irréguliers, le défenseur insiste sur la nécessité de « laisser sa vie sur le terrain ». Une formule choc qui reflète son propre engagement : « Si jamais on n’atteint pas l’objectif, au moins qu’on échoue en ayant tout donné. De mon côté, je le ferai et je garde confiance en ce groupe. » Une position qui tranche avec les tensions internes parfois évoquées ces dernières semaines.
Une saison d’apprentissage et de reconstruction
Blessé à plusieurs reprises cette saison, Facundo Medina a vécu une campagne 2025-2026 comme une expérience formatrice. « Cette saison, je ressens beaucoup de frustration à titre personnel, a-t-il admis. Mais je l’ai vécue comme un apprentissage, car c’est la première fois que je suis absent aussi longtemps à cause de blessures. » Un parcours qui l’a amené à mieux comprendre l’identité du club marseillais : « Vous allez me dire que je suis le plus fou de tous, mais je suis quelqu’un qui aime le chaos dans le bon sens du terme. Je pense être fait pour jouer ici. » Une déclaration qui en dit long sur son attachement au club, malgré les difficultés.
Medina a également évoqué son avenir, laissant entendre qu’il envisage de poursuivre l’aventure marseillaise. « J’ai cette rage dans l’estomac qui me donne envie de me surpasser pour défendre ce club, a-t-il souligné. Je n’ai pas encore parlé avec mon agent, mais il me connaît. Il sait que je suis au bon endroit. » Une position qui contraste avec les rumeurs persistantes sur un possible départ, et qui pourrait rassurer les supporters en quête de stabilité.
« Je pense qu’on va se qualifier pour la Ligue des champions. Cela ferait deux qualifications consécutives pour la C1, ce qui serait quand même un progrès pour ce club. L’OM mérite des moments de bonheur. Il n’y a pas que des choses négatives si on prend un peu de recul. On a été proche d’offrir une belle chose, à quelques secondes près, lors de la finale au Koweït (le Trophée des champions). On doit garder le cap et reste debout. »
— Facundo Medina, défenseur de l’OM
Un calendrier serré et des défis immédiats
Pour concrétiser ses ambitions, l’OM doit enchaîner quatre matchs décisifs d’ici la fin de la saison. Après la réception de Nice ce dimanche au Stade Vélodrome — un match crucial pour retrouver la confiance —, les Phocéens se déplaceront à Nantes, puis au Havre, avant de conclure par un dernier affrontement à domicile contre Rennes. Quatre opportunités pour combler l’écart avec Lyon et Lyon, mais aussi pour montrer une cohésion retrouvée après une saison émaillée de tensions.
Medina, lui, mise sur la résilience de son groupe. « On a été proche d’offrir une belle chose, à quelques secondes près, lors de la finale au Koweït (le Trophée des champions), a-t-il rappelé. On doit garder le cap et rester debout. » Une référence au Trophée des champions perdu face à l’Al-Hilal en février 2026, une finale qui avait illustré la fragilité mentale de l’équipe dans les moments clés. Un épisode qui, selon lui, doit servir de leçon pour la suite.
Entre frustration et ambition, un club en quête de rédemption
Malgré les déceptions accumulées, Facundo Medina refuse de baisser les bras. « Je n’ai pas besoin d’éponge », a-t-il lancé, en référence à une phrase désormais culte dans le vestiaire marseillais. Une formule qui résume son état d’esprit : combatif, déterminé, et profondément attaché aux couleurs de l’OM. « Marseille, c’est un club qui se vit à fleur de peau, a-t-il expliqué. J’ai appris à aimer ce club et à comprendre ce que les gens pensent de Marseille. » Une déclaration qui sonne comme un hommage à l’identité unique du club, souvent décrite comme passionnée mais tumultueuse.
Pour les supporters, la fin de saison s’annonce donc comme un test de caractère. Entre l’espoir d’une qualification européenne et la frustration d’une saison inaboutie, l’OM devra prouver qu’il est capable de se transcender. Medina, lui, en est convaincu : « Je ne vais surtout pas baisser les bras après une telle saison. » Un message qui pourrait inspirer une équipe en quête de renouveau.
Reste à savoir si l’équipe parviendra à transformer l’essai dans ces ultimes matchs. Une chose est sûre : Facundo Medina, lui, ne compte pas lâcher prise. Et son message pourrait bien résonner comme un électrochoc pour un club en quête de rédemption.