Quarante-quatre ans après le féminicide de Nicole Richard, commis à Maillé (Vendée), l’enquête judiciaire a connu un nouveau rebondissement ce jeudi 26 mars. Un deuxième suspect a en effet été mis en examen, comme le rapporte Ouest France. Cette avancée s’appuie sur un travail d’investigation minutieux, mené sur plusieurs mois, qui a permis de mettre en lumière des incohérences au sein d’un dossier d’instruction déjà épais. Selon les éléments recueillis par le quotidien, la piste d’un complot familial, motivé par des intérêts financiers, pourrait désormais s’imposer.
Ce qu'il faut retenir
- Deuxième suspect mis en examen ce 26 mars 2026 pour le féminicide de Nicole Richard, 44 ans après les faits.
- Une enquête relancée grâce à un travail de « fourmi » ayant révélé des incohérences dans le dossier d’instruction.
- La piste d’un complot familial, lié à des motivations financières, semble se confirmer.
- Le crime a été commis à Maillé (Vendée), où Nicole Richard résidait.
- Le premier suspect avait été mis en examen il y a plusieurs années, sans que les charges ne suffisent à établir sa culpabilité.
Une enquête relancée par des incohérences révélées
L’instruction de ce féminicide, classé sans suite pendant des décennies, a été rouverte grâce à de nouvelles investigations. Selon Ouest France, les enquêteurs ont passé au crible des éléments jusqu’alors négligés ou mal interprétés. Leur travail a mis en évidence des contradictions dans les témoignages et les éléments matériels, suggérant une possible manipulation des faits par des membres de la famille de Nicole Richard. « C’est un dossier complexe, où les apparences ont souvent été trompeuses », confie une source proche de l’enquête. Les incohérences relevées portent notamment sur les circonstances du crime et les alibis des suspects.
Un complot familial motivé par des intérêts financiers
Les motivations de ce féminicide, commis en 1982, pourraient désormais s’éclairer sous un jour nouveau. Selon les informations de Ouest France, plusieurs membres de la famille de Nicole Richard auraient pu orchestrer un complot pour protéger les intérêts financiers liés à l’entreprise familiale. Nicole Richard, dont le féminicide avait ému la région, était en effet actionnaire ou associée dans une structure économique gérée par sa famille. « Les éléments recueillis pointent vers des conflits successoraux et des enjeux patrimoniaux majeurs », précise une source judiciaire. La mise en examen du deuxième suspect, dont l’identité n’a pas été dévoilée, intervient dans ce contexte précis.
Un féminicide resté impuni pendant des décennies
Le féminicide de Nicole Richard, commis à l’âge de 32 ans, était resté un cold case pendant 44 ans. Les premières investigations, menées dans les années 1980, n’avaient pas permis d’identifier un coupable. Un premier suspect avait été mis en examen à l’époque, mais les charges contre lui avaient été abandonnées faute de preuves suffisantes. La réouverture du dossier en 2020, puis sa relance en 2025, a permis de faire émerger de nouveaux éléments. « Ce n’est que grâce à la persévérance des enquêteurs et à l’évolution des techniques judiciaires que des progrès ont pu être réalisés », explique un magistrat interrogé par Ouest France.
Des questions qui persistent
Malgré ces avancées, plusieurs zones d’ombre subsistent. Les enquêteurs doivent notamment établir avec certitude le lien entre le deuxième suspect et les incohérences relevées dans le dossier. Par ailleurs, l’identité des autres membres de la famille impliqués dans le complot supposé reste à préciser. « Il reste encore beaucoup de travail avant de pouvoir dresser un tableau complet de cette affaire », souligne une source proche du dossier. Les proches de Nicole Richard, quant à eux, attendent des réponses définitives après des décennies d’attente.
Le dossier a été rouvert en 2020 grâce à de nouvelles techniques d’investigation et à la persévérance des proches de Nicole Richard, qui ont demandé une révision du dossier. Les incohérences relevées dans les témoignages et les éléments matériels ont ensuite motivé une relance plus poussée des enquêtes.
