« Est-ce que mon ego est touché et que ça pique ? Oui, ça pique. » Fernand Lopez, figure majeure du MMA français et entraîneur-manager du MMA Factory, a reconnu sans détour la blessure ressentie après le départ de plusieurs de ses poulains vers la salle de Nicolas Ott, un ancien membre de son staff. Selon RMC Sport, l’entraîneur, invité du podcast « Baba Versus », a longuement évoqué cette période de transition, tout en défendant sa philosophie de gestion des talents.
Parmi les athlètes partis ces derniers mois, on compte notamment Nassourdine Imavov, William Gomis, "Baki" Chamsoudinov, les frères Taylor, ou encore Damien Lapilus. La plupart ont rejoint la structure d’Ott, un changement qui a alimenté les discussions dans le milieu du MMA hexagonal. Pourtant, pour Fernand Lopez, ces mouvements s’inscrivent dans une logique inévitable : le cycle des talents.
Ce qu'il faut retenir
- Fernand Lopez admet que le départ de ses combattants vers la salle de Nicolas Ott « ça pique », tout en insistant sur le caractère cyclique de ces mouvements.
- Parmi les athlètes partis récemment figurent Nassourdine Imavov, William Gomis, "Baki" Chamsoudinov et les frères Taylor.
- Le MMA Factory reste un acteur dominant du MMA français, avec des champions comme Ciryl Gane ou Jordan Zebo, et une capacité à renouveler son effectif.
- Fernand Lopez évoque le cas d’Imavov, invaincu depuis son départ, mais souligne que d’autres anciens de sa salle, comme Ghassen Jbalia, n’ont pas connu le même succès sous la bannière Ott.
- L’entraîneur met en garde contre les interprétations hâtives liant succès et changement d’équipe, rappelant que le MMA Factory a formé des champions comme Francis Ngannou ou Taylor Lapilus.
Un phénomène cyclique selon Fernand Lopez
Fernand Lopez ne nie pas la réalité des départs, mais il les présente comme une étape normale dans la vie d’une salle. « Moi, je sais que c’est un cycle », martèle-t-il en citant des exemples concrets. Il rappelle que des champions formés au MMA Factory, comme Christian M’Pumbu ou Norman Paraisy, l’ont quitté avant de briller ailleurs. Pourtant, la structure a su rebondir avec l’émergence de nouveaux talents, dont Ciryl Gane, qui s’apprête à affronter Alex Pereira le 14 juin 2026 lors de l’UFC Freedom 250.
Pour l’entraîneur, ces départs ne remettent pas en cause la solidité du MMA Factory, leader du MMA hexagonal depuis 2012. « Le MMA Factory est leader tout le temps, leader avec des départs et même des grosses vagues de départs », souligne-t-il. Il insiste sur sa capacité à anticiper l’avenir, citant l’exemple de Ciryl Gane, qui repère déjà les jeunes talents pour les recruter. « Soyez patients. Laissons les jeunes monter », lance-t-il.
Des messages voilés à l’encontre de Nicolas Ott
Si Fernand Lopez assure ne pas ressentir de rancœur envers ses anciens combattants, ses propos laissent transparaître une certaine satisfaction teintée de malice. Il note que certains de ses ex-poulains, comme Nassourdine Imavov, brillent désormais sous la bannière Ott, mais que d’autres, comme Ghassen Jbalia ou Abu Bakr Bathily, n’ont pas connu le même succès après leur départ. « Il y en a certains qui brillent, mais dans la même team il y en a certains qui ne brillent pas », observe-t-il.
L’entraîneur n’hésite pas à défendre son bilan face à la concurrence. « Je pense que Nicolas Ott est un excellent coach », reconnaît-il, avant d’ajouter une mise en garde : « On ne doit pas sombrer dans le monde de l’actualité où l’on dit : *Ah, tu vois, lui il n’était pas bon, il est devenu bon parce que…* Ça amène de mauvaises informations. » Il rappelle aussi que les coachs qui l’ont critiqué pendant ses « mauvaises phases » auraient dû, selon lui, s’organiser pour faire face aux mêmes défis.
« Les coachs qui à l'époque ont profité de la mauvaise phase pour tous se jeter sur moi, auraient dû à ce moment-là créer un syndicat. Parce qu'ils ne savaient pas que tout ce qui m'est arrivé, c'est juste parce que j'étais en pole position. Et tout ça va leur arriver progressivement, c'est juste une question de temps. »
Fernand Lopez
Le MMA Factory, une machine à former des champions malgré les départs
Malgré les départs répétés, le MMA Factory reste une référence dans le paysage du MMA français. Fernand Lopez met en avant ses succès passés pour illustrer sa résilience. Parmi les athlètes formés dans ses rangs figurent Francis Ngannou (7 victoires à l’UFC), Taylor Lapilus (3 victoires à l’UFC), ou encore Darya Zheleznyakova et Veronica Macedo (2 victoires chacune à l’UFC).
Le coach évoque également l’importance de la relation avec ses combattants, tout en acceptant que certains choix personnels puissent les amener à partir. « Quoique pour certains j’ai levé le pouce, j’ai dit magnifique », explique-t-il. « Parce qu’il n’y avait pas de relation, il n’y avait pas de vie. Mais quand il y a une vraie relation profonde et tout, effectivement… »
Fernand Lopez, lui, garde son optimisme intact. « On voit l’avenir », assure-t-il. Reste à savoir si le cycle actuel, marqué par les départs, laissera place à une nouvelle période de succès pour le MMA Factory.
Fernand Lopez considère ces départs comme un phénomène normal et cyclique dans le monde du MMA. Il cite des exemples passés, comme celui de Francis Ngannou ou Taylor Lapilus, partis eux aussi avant de briller ailleurs, tout en rappelant que la salle a su former de nouveaux champions malgré ces pertes.
Le prochain rendez-vous majeur pour le MMA Factory sera le combat entre Ciryl Gane et Alex Pereira, prévu le 14 juin 2026 lors de l’UFC Freedom 250 à la Maison-Blanche. Ce duel s’annonce comme un test crucial pour l’avenir de la salle.