Le Pakistan a mené des frappes aériennes meurtrières en Afghanistan, touchant une zone résidentielle du village de Girdi Kas, dans le district de Bihsud, province de Nangarhar, le 22 février 2026. Ces frappes ont été justifiées par 'de récents attentats-suicides', notamment dans une mosquée d'Islamabad. Les bombardements, les plus importants depuis des affrontements en octobre, ont visé des groupes armés à la frontière afghane.

Les cibles des frappes

L'armée pakistanaise a ciblé sept camps et refuges de terroristes appartenant aux talibans pakistanais (TTP), ainsi qu'un groupe affilié à l'organisation jihadiste Etat islamique (EI). Les autorités afghanes ont déploré des dizaines de morts et blessés parmi les civils, incluant des femmes et des enfants.

Les conséquences humanitaires

Les habitants de la région ont été durement touchés, avec des civils tués et blessés, dont des membres d'une même famille. Les opérations de recherche et de sauvetage ont mobilisé la population locale, tandis que les dégâts matériels sont conséquents.

Les réactions internationales

Le gouvernement afghan a dénoncé les frappes comme des actes criminels contre des civils, promettant une réponse appropriée. Les tensions entre le Pakistan et l'Afghanistan, déjà exacerbées depuis la prise de contrôle de Kaboul par les talibans, ont atteint un nouveau pic avec ces bombardements.

Le contexte des affrontements

Les relations entre les deux pays se sont détériorées, le Pakistan accusant l'Afghanistan d'abriter des militants armés. Les frontières sont fermées depuis octobre, impactant les échanges commerciaux et la vie des populations. Les affrontements transfrontaliers ont déjà causé de nombreuses victimes civiles ces derniers mois.

Perspectives et interrogations

Ces frappes soulèvent des questions sur l'escalade des tensions régionales et la sécurité des civils dans les zones frontalières. La communauté internationale est appelée à intervenir pour apaiser les conflits et garantir la stabilité de la région.