On l'attendait depuis un moment. Le gouvernement a enfin sorti l'artillerie lourde contre la fraude sociale. Et ça commence à faire mal dans les portefeuilles des fraudeurs. Mais jusqu'où iront-ils ?

Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail, a lâché une bombe dans les colonnes du JDD ce dimanche 8 février. Suspension des allocations en cas de simple suspicion ? Oui, vous avez bien lu. Autant dire que ça va secouer le monde des prestations sociales.

La suspicion suffit, plus besoin de preuves

Finis les « bénéfices du doute ». Le ministre est clair : dès qu'il y a une « suspicion sérieuse », hop, les allocations sont suspendues. Le temps de l'enquête, bien sûr. Mais avouons-le, ça sent le vent du boulet pour certains.

Et puis, côté preuves, le gouvernement mise sur la technologie. France Travail va pouvoir traquer les fraudeurs grâce aux relevés téléphoniques. Autant dire que les petits malins qui pensaient passer entre les mailles du filet vont devoir se faire discrets.

(D'ailleurs, on pourrait se demander si cette mesure ne va pas trop loin. Suspendre des allocations sans preuve définitive, est-ce vraiment juste ?)

Un projet de loi qui fait grincer des dents

En novembre dernier, le Sénat a adopté un projet de loi contre la fraude sociale et fiscale. Et devinez quoi ? Les députés vont l'examiner à la fin du mois. Résultat des courses : les entreprises et les bénéficiaires d'allocations vont devoir se plier à des obligations renforcées.

Le ministre veut aussi mettre fin aux pensions de retraite versées à des défunts. Oui, vous avez bien lu. Il propose que les autorités consulaires organisent des rendez-vous en présentiel pour vérifier si les allocataires sont toujours de ce monde. Un peu macabre, non ?

Et ce n'est pas tout. Jean-Pierre Farandou vise aussi ceux qui touchent des indemnités chômage tout en résidant à l'étranger. Bref, il compte bien rattraper jusqu'à trois milliards d'euros de fraude, avec un milliard dès cette année.

La fraude sociale, un vrai serpent de mer

Selon les dernières estimations, la fraude sociale s'élève à 14 milliards d'euros en 2025. Le Haut Conseil du financement de la protection sociale a révélé que plus de la moitié de cette fraude est liée au travail dissimulé. Les professionnels de santé et les assurés sociaux ne sont pas en reste.

Difficile de dire avec certitude si ces mesures vont vraiment changer la donne. Mais une chose est sûre : le gouvernement ne rigole plus. Et les fraudeurs vont devoir se montrer plus malins que jamais pour échapper aux contrôles.

Reste à savoir si ces mesures ne vont pas pénaliser les honnêtes citoyens. Parce que, soyons clairs, personne n'a envie de voir ses allocations suspendues pour une simple suspicion.

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Ces nouvelles mesures vous semblent-elles justes ? Ou est-ce que le gouvernement va trop loin ? Dites-le nous en commentaires.

Et si vous voulez en savoir plus sur les réformes en cours, n'hésitez pas à consulter nos articles sur Urssaf et France Travail.

Les bénéficiaires d'allocations vont devoir se plier à des obligations renforcées, notamment des rendez-vous en présentiel pour vérifier leur éligibilité. Les détails seront précisés dans le projet de loi examiné par les députés.

France Travail utilisera les relevés téléphoniques pour détecter le lieu de résidence des fraudeurs. Une méthode qui devrait permettre de traquer plus efficacement ceux qui perçoivent des allocations indûment.

Les sanctions vont de la suspension des allocations à des poursuites judiciaires. Le gouvernement compte bien durcir les mesures pour dissuader les fraudeurs.