Quand la poésie défie les bombes
Imaginez. Des mots qui résistent aux bombes, des poèmes qui traversent les frontières. C'est l'histoire incroyable de Jehad Jarbou, une artiste palestinienne dont les vers ont trouvé leur chemin vers le monde entier grâce à des inconnus de Barcelone. (D'ailleurs, saviez-vous que 70% des œuvres artistiques palestiniennes ne quittent jamais Gaza ?)
Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette histoire donne un peu d'espoir dans un contexte plutôt sombre. Mais comment en est-on arrivé là ?
Un collectif qui ne lâche rien
Tout commence en 2025, quand un groupe d'artistes et d'activistes basé à Barcelone tombe sur les poèmes de Jehad Jarbou. La jeune femme, coincée à Gaza, raconte la guerre au quotidien, avec des mots qui frappent droit au cœur. Le collectif, baptisé 'Plumes Sans Frontières', décide alors de tout faire pour publier ces textes.
Et puis, il y a cette phrase qui revient souvent dans ses poèmes : 'Nous écrivons pour ne pas mourir'. Autant dire que ça donne une sacrée force à leurs mots.
La logistique d'un projet improbable
Publier depuis Gaza, c'est compliqué. Très compliqué. (On pourrait se demander si c'est même possible, d'ailleurs.) Il a fallu trouver des solutions ingénieuses : transferts de fichiers cryptés, messagerie sécurisée, et même des coursiers humains pour faire passer les manuscrits. Résultat des courses : après six mois d'efforts, le recueil 'Gaza en Vers' voit le jour en février 2026.
Le livre, publié en espagnol et en français, est déjà en rupture de stock dans plusieurs librairies indépendantes. Difficile de dire avec certitude si c'est un succès éditorial, mais c'est clairement un succès humain.
La poésie comme arme de résistance
Jehad Jarbou, 32 ans, n'est pas une inconnue dans le monde de la poésie palestinienne. Mais cette fois, c'est différent. Ses textes, traduits en plusieurs langues, touchent un public bien plus large. Et puis, il y a cette question qui revient : comment une artiste peut-elle créer dans un tel contexte ?
'La poésie est ma façon de respirer', explique-t-elle dans une interview exclusive. 'Quand tout autour de moi s'effondre, les mots me permettent de tenir debout.'
Le truc, c'est que ses poèmes ne parlent pas que de guerre. On y trouve aussi de l'amour, des souvenirs d'enfance, des paysages de Gaza avant les bombardements. Bref, toute une vie qui refuse de se laisser écraser.
Et après ?
Le collectif 'Plumes Sans Frontières' ne compte pas s'arrêter là. Ils préparent déjà une tournée de lectures en Europe, avec des artistes palestiniens et espagnols. L'idée ? Créer des ponts, faire entendre ces voix trop souvent étouffées.
Alors, on pourrait se demander si la poésie peut vraiment changer les choses. Les vers de Jehad Jarbou nous donnent une réponse : oui, ils peuvent au moins nous rappeler que l'humanité résiste, même dans les pires moments.
Plusieurs options s'offrent à vous. Vous pouvez acheter le recueil 'Gaza en Vers' (disponible ici), participer à des événements organisés par 'Plumes Sans Frontières', ou encore faire un don à des associations soutenant les artistes palestiniens.
Plusieurs facteurs entrent en jeu : restrictions de mouvement, accès limité à Internet, problèmes d'approvisionnement en matériel. Sans oublier les risques sécuritaires. C'est un véritable parcours du combattant pour les artistes locaux.
