Une étude menée par une biochimiste révèle que certaines variétés de pommes ont un impact bien plus marqué sur la glycémie que d’autres. Selon Top Santé, ces travaux, qui s’appuient sur des mesures en temps réel, désignent une pomme rouge comme la plus susceptible de provoquer des pics de sucre dans le sang, tandis qu’une variété verte serait à privilégier pour les personnes soucieuses de leur équilibre glycémique.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois variétés de pommes ont été testées par la biochimiste : une rouge, une verte et une autre non précisée.
  • Les courbes de glycémie mesurées en temps réel montrent que la pomme rouge induit les pics de sucre les plus élevés.
  • À l’inverse, la pomme verte est celle qui limite le plus les variations de glycémie, selon les résultats obtenus.
  • Ces conclusions s’adressent particulièrement aux personnes surveillant leur taux de sucre, comme les diabétiques ou celles suivant un régime glycémique strict.

Pour parvenir à ces résultats, la biochimiste a utilisé un protocole de mesure en continu de la glycémie. Trois variétés de pommes couramment consommées ont été sélectionnées : une pomme rouge à chair ferme, une pomme verte à peau fine et une troisième variété non précisée dans l’étude. Les participants, dont le nombre n’est pas communiqué, ont ingéré une portion identique de chaque type de pomme après une période de jeûne.

« Les courbes de glycémie obtenues montrent des différences marquées entre les variétés. La pomme rouge provoque une augmentation significative du taux de sucre dans le sang, tandis que la verte limite cette réponse glycémique », a expliqué la biochimiste, dont le nom n’est pas mentionné dans l’étude.

Les mécanismes expliquant ces écarts résident principalement dans la composition nutritionnelle de chaque fruit. Les pommes rouges, souvent plus riches en sucres naturels, entraînent une digestion plus rapide et une absorption accrue du glucose par l’organisme. À l’inverse, les pommes vertes, généralement plus acides et moins sucrées, favorisent une libération plus lente des sucres dans le sang. Ce phénomène est particulièrement important pour les personnes devant gérer leur apport en glucides, comme les patients diabétiques de type 2 ou ceux suivant un régime cétogène.

Ces résultats rejoignent les recommandations nutritionnelles actuelles, qui encouragent la consommation de fruits à faible indice glycémique. Selon les experts en diabétologie, privilégier les fruits entiers plutôt que les jus ou les compotes permet de mieux contrôler la glycémie. Cependant, cette étude apporte une précision supplémentaire en identifiant des variétés spécifiques au sein d’un même fruit.

Et maintenant ?

Si ces conclusions offrent une piste concrète pour adapter son alimentation, elles restent à confirmer par des études plus larges, impliquant un plus grand nombre de participants et une diversité de profils métaboliques. Pour l’instant, les chercheurs appellent à la prudence : ces résultats ne signifient pas qu’il faut bannir les pommes rouges, mais plutôt les consommer avec modération et en tenant compte de leur impact glycémique individuel.

Les professionnels de santé pourraient intégrer ces données dans leurs conseils nutritionnels, notamment pour les patients diabétiques. Une prochaine étape pourrait consister à évaluer l’impact de ces variétés de pommes sur d’autres marqueurs métaboliques, comme le taux d’insuline ou la résistance au glucose. En attendant, les consommateurs soucieux de leur glycémie disposent d’une information supplémentaire pour faire des choix éclairés.

Oui, mais avec modération. L’étude souligne que les pommes rouges entraînent des pics de glycémie plus marqués que les vertes. Il est donc conseillé de les consommer en petites quantités et éventuellement en association avec des aliments riches en fibres ou en protéines pour atténuer leur impact.