Google Quantum AI a récemment alerté, le 30 mars 2026, sur la menace que représentent les avancées quantiques pour la sécurité des cryptomonnaies majeures, Bitcoin et Ethereum. Une publication conjointe entre Google Quantum AI, Stanford et l'Ethereum Foundation remet en question les estimations précédentes sur les ressources requises pour compromettre la cryptographie de ces monnaies numériques.
Ce qu'il faut retenir
- Google Quantum AI a publié un whitepaper le 30 mars 2026 sur la vulnérabilité de Bitcoin et Ethereum face à une attaque quantique.
- Les chercheurs estiment qu'un ordinateur supraconducteur de moins de 500 000 qubits pourrait compromettre la sécurité de ces cryptomonnaies en 9 à 23 minutes.
- Pour Ethereum, 20 millions d'ETH pourraient être exposés, mettant en péril la stabilité du réseau et son consensus.
Mise en perspective du débat
Depuis un certain temps, les craintes liées à une attaque quantique sur les cryptomonnaies suscitent des discussions sans déboucher sur une conclusion définitive. Certains considèrent les ressources nécessaires pour une telle attaque comme trop importantes et lointaines, tandis que d'autres estiment qu'il est juste une question de temps avant qu'une telle menace se concrétise.
Réévaluation des estimations
La récente publication des chercheurs met en lumière une réévaluation des besoins en ressources pour mener une attaque quantique sur Bitcoin et Ethereum. Contrairement aux prévisions antérieures, un ordinateur supraconducteur de moins de 500 000 qubits pourrait effectuer l'algorithme de Shor en un laps de temps très court, potentiellement entre deux blocs Bitcoin.
Conséquences pour Bitcoin et Ethereum
Si un tel scénario devait se réaliser, les implications différeraient pour Bitcoin et Ethereum. Pour Ethereum, en particulier avec son mécanisme de Proof of Stake, une attaque pourrait compromettre le consensus du réseau et sa stabilité. En revanche, pour Bitcoin fonctionnant avec le Proof of Work, l'impact serait davantage économique, influant sur le prix des actifs sans affecter directement le consensus du réseau.
