Selon Frandroid, le fabricant de caméras d’action GoPro a annoncé le licenciement de 145 salariés, représentant 23 % de ses effectifs. Une décision prise dans un contexte de baisse durable de son marché, alors que l’entreprise, autrefois pionnière du secteur, peine à maintenir sa position dominante.
Ce qu'il faut retenir
- GoPro supprime 145 postes, soit 23 % de ses effectifs en avril 2026.
- Cette restructuration intervient après un déclin marqué du marché des caméras d’action.
- L’entreprise, autrefois leader, voit ses parts de marché s’éroder face à la concurrence et à l’évolution des usages.
Un géant en difficulté après des années de domination
Fondée en 2002 par Nick Woodman, GoPro s’est imposée comme la référence des caméras d’action, devenues incontournables pour les sportifs et les créateurs de contenu. Pourtant, plusieurs années de stagnation ont fragilisé sa position. Selon les analystes du secteur, la demande s’est progressivement orientée vers des alternatives plus compactes, intégrées aux smartphones ou aux drones. « On assiste à un changement profond des habitudes de consommation », explique un expert du marché technologique, cité par Frandroid. « Les utilisateurs privilégient désormais la simplicité et l’instantanéité, deux critères où GoPro n’est plus aussi compétitive. »
Une restructuration inévitable face à un marché en contraction
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : après avoir écoulé plus de 4 millions d’unités en 2013, les ventes de GoPro ont chuté de près de 30 % en cinq ans. En 2025, l’entreprise a enregistré une baisse de 15 % de son chiffre d’affaires, passant sous la barre des 1,2 milliard de dollars. Face à cette situation, la direction a acté un plan de restructuration drastique. « Ces mesures sont douloureuses, mais nécessaires pour assurer la pérennité de l’entreprise », a déclaré Nick Woodman, PDG et fondateur de GoPro, dans un communiqué publié le 12 avril 2026. « Nous devons nous adapter à un marché qui ne ressemble plus à celui que nous avons connu il y a dix ans. »
Quelles conséquences pour les employés et l’écosystème ?
Les licenciements concernent principalement les sites de production en Californie et au Mexique, où GoPro emploie encore une partie significative de ses effectifs. Les salariés concernés bénéficieront d’un plan social incluant des indemnités de licenciement, mais l’impact sur les économies locales pourrait être significatif. Selon les syndicats locaux, cette vague de départs pourrait affecter plus de 300 familles dans la région de San Mateo, où se trouve le siège social. « C’est un choc pour nos communautés », a réagi un représentant syndical. « Ces emplois étaient stables, et leur disparition laisse beaucoup de gens sans perspective immédiate. »
Plus largement, cette restructuration interroge sur l’avenir des marques historiques face à la disruption technologique. Alors que les consommateurs privilégient des solutions toujours plus intégrées et moins chères, des entreprises comme GoPro devront innover bien au-delà de leur cœur de métier pour survivre. Bref, cette décision marque peut-être la fin d’une époque pour le géant des caméras d’action.
En 2026, GoPro mise sur des modèles professionnels comme la GoPro Hero 13, spécialement conçue pour les créateurs de contenu et les entreprises. L’entreprise propose également des solutions de montage cloud et des accessoires pour drones, mais abandonne progressivement les gammes d’entrée de gamme.
