Depuis le comptoir de sa pharmacie, Tarek* observe le va-et-vient des voitures le long de l’autoroute, à la sortie nord de Beyrouth, selon nos confrères de Courrier International. La pharmacie, ouverte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, est d’un genre particulier et offre une vue imprenable sur les grands événements du pays.

La vie de l’officine raconte le quotidien mouvementé d’un pays en proie aux secousses régulières. Tout le monde a appris les leçons de la dernière guerre, en septembre 2024, où la panique s’empare de l’officine et des milliers de déplacés affluent brusquement des zones ciblées par les frappes israéliennes.

Ce qu'il faut retenir

  • Les ventes de Xanax ont dépassé la totalité de celles du mois de février en seulement dix jours, du 2 au 11 mars.
  • La guerre n’a surpris personne, et les particuliers comme les professionnels avaient prévu le coup.
  • Les nouveaux déplacés sont mieux préparés, mais moins coulants vis-à-vis des responsables politiques libanais.

La situation actuelle

Depuis une dizaine de jours, la demande est de nouveau à la hausse. L’offensive israélienne a recréé les mêmes dynamiques qu’il y a un an et demi. Le gérant scrute les vagues de déplacés en provenance de la banlieue et des régions sud. Les symptômes, eux aussi, resurgissent : angoisse, stress, perte de sommeil… Les effets psychologiques de la guerre entraînent une forte demande sur certains somnifères et psychotropes, disponibles uniquement sur ordonnance.

La moitié seulement de la commande de Cipralex a été livrée à Tarek, ce qui illustre les difficultés d’approvisionnement en médicaments dans un contexte de guerre. Les entreprises de distribution réduisent les quantités livrées, renforçant à terme le risque de pénurie.

Les conséquences de la guerre

La guerre a des conséquences profondes sur la population libanaise, qui doit faire face à des situations de stress et d’angoisse extrêmes. Les psychotropes et les somnifères sont utilisés pour faire face à ces situations, mais leur usage excessif peut avoir des conséquences négatives sur la santé mentale et physique des individus.

Les déplacés sont également touchés par la guerre, qui les oblige à quitter leur foyer et à chercher refuge ailleurs. Les nouveaux déplacés sont mieux préparés que les précédents, mais ils sont moins coulants vis-à-vis des responsables politiques libanais, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la situation politique dans le pays.

Et maintenant ?

La situation actuelle à Beyrouth est incertaine, et il est difficile de prévoir ce qui va se passer ensuite. Les prochaines échéances, décisions attendues ou conséquences possibles sont encore inconnues, mais il est clair que la guerre aura des conséquences profondes et durables sur la population libanaise.

En conclusion, la situation à Beyrouth est complexe et fragile, et il est essentiel de prendre en compte les besoins de la population libanaise, notamment en termes de santé mentale et de soutien aux déplacés. La communauté internationale doit également jouer un rôle actif pour aider à résoudre le conflit et à trouver une solution pacifique.