Trois cas mortels de syndrome respiratoire aigu ont été signalés à bord d’un navire de croisière naviguant dans l’Atlantique, selon Le Figaro. Ces décès pourraient être liés à une infection par un hantavirus, un agent pathogène transmis principalement par des rongeurs. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé des investigations pour confirmer cette hypothèse et comprendre les circonstances de cette contamination.

Ce qu'il faut retenir

  • Trois décès par syndrome respiratoire aigu ont été recensés à bord d’un navire de croisière dans l’Atlantique, possiblement liés à un hantavirus (Le Figaro).
  • Les hantavirus se transmettent à l’être humain via l’inhalation de poussières contaminées par les excréments, l’urine ou la salive de rongeurs infectés.
  • En l’absence de vaccin ou de traitement spécifique, les soins se limitent au soulagement des symptômes.
  • Deux formes principales de la maladie existent : le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) en Amérique et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) en Europe et en Asie.
  • La létalité varie selon les souches : jusqu’à 38 % pour le SPH et jusqu’à 15 % pour le FHSR.

Une maladie méconnue mais aux conséquences graves

Les hantavirus, lorsqu’ils infectent l’être humain, peuvent provoquer des infections d’une gravité variable, allant de symptômes grippaux à des complications mortelles. Selon Le Figaro, ces virus sont principalement transmis par des rongeurs sauvages, comme des souris ou des rats, qui excrètent le pathogène via leur salive, leur urine ou leurs excréments. Une simple inhalation de poussières contaminées suffit à déclencher une infection, notamment lors d’activités en forêt, dans des locaux inoccupés ou dans des zones rurales où les rongeurs prolifèrent.

La prévention repose donc sur la limitation des contacts avec ces animaux et leurs sécrétions. Cependant, en l’absence de vaccin ou de traitement ciblé, les professionnels de santé ne peuvent que traiter les symptômes, comme le rappelle l’Agence nationale de santé publique française. Cette absence de solution thérapeutique spécifique rend la maladie particulièrement redoutable.

Deux formes distinctes selon les continents

Les hantavirus se déclinent en plusieurs types, différenciés par leur répartition géographique et leur impact sur la santé. En Amérique du Nord et du Sud, le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) est le plus redouté. Il peut entraîner des œdèmes pulmonaires et des syndromes de détresse respiratoire aiguë, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 38 % parmi les personnes développant des symptômes respiratoires, d’après les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC). Chaque année, environ 200 cas sont recensés dans ces régions, selon l’agence de santé publique du Canada.

En Europe et en Asie, la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) est la forme dominante. Elle provoque des dysfonctionnements rénaux, voire une insuffisance rénale aiguë. Selon l’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP), la létalité de cette forme peut atteindre 15 % des cas. Le nom de ces virus provient d’ailleurs de la rivière Hantaan, située à la frontière entre les deux Corée, où plus de 3 000 soldats avaient été infectés pendant la guerre de Corée (1950-1953), comme le rappelle l’OFSP.

Une transmission humaine rare mais possible

Bien que les hantavirus se transmettent principalement par les rongeurs, une transmission interhumaine est possible dans des cas extrêmement rares. Selon l’OFSP, seul un type de virus, particulièrement rare, peut se propager d’une personne à l’autre. Cette particularité rend la maladie encore plus complexe à maîtriser, d’autant que les premiers symptômes – fièvre, maux de tête, douleurs musculaires – évoquent ceux de la grippe, retardant parfois le diagnostic.

Les investigations en cours à bord du navire de croisière dans l’Atlantique visent précisément à déterminer si une transmission interhumaine a pu se produire. Selon Le Figaro, l’OMS suit de près cette situation, qui rappelle l’importance de la vigilance face à des agents pathogènes émergents. Les autorités sanitaires rappellent que la prévention passe avant tout par l’évitement des contacts avec les rongeurs et leurs déjections.

« La contamination humaine se fait généralement par inhalation de poussières et aérosols contaminés par les excrétas des animaux infectés, notamment lors d’activités en forêt ou dans des locaux proches de zones boisées et inoccupées. »

Agence nationale de santé publique française

Et maintenant ?

Les résultats des investigations menées par l’OMS et les autorités sanitaires du navire devraient être connus d’ici quelques semaines. Si la présence d’un hantavirus est confirmée, des mesures de prévention renforcées seront probablement mises en place pour éviter une propagation parmi l’équipage et les passagers. Par ailleurs, ces événements pourraient relancer les débats sur la nécessité de développer des vaccins ou des traitements spécifiques contre les hantavirus, alors que seulement quelques centaines de cas sont recensés chaque année en Europe et en Amérique du Nord.

Une maladie aux origines historiques

L’histoire des hantavirus remonte à la guerre de Corée (1950-1953), où plus de 3 000 soldats avaient contracté la maladie après avoir été exposés à des rongeurs infectés. Depuis, les scientifiques ont identifié de nombreuses souches de ces virus, présentes sur tous les continents. Leur nom, inspiré de la rivière Hantaan, témoigne de leur découverte dans une région où les rongeurs étaient particulièrement nombreux.

Si les cas humains restent rares, la survenue de trois décès à bord d’un navire de croisière rappelle que ces virus, bien que méconnus, constituent une menace sanitaire à ne pas sous-estimer. Les autorités sanitaires insistent sur l’importance de la prévention, notamment dans les zones où les rongeurs sont abondants, comme les forêts, les champs ou les fermes.

Des symptômes qui évoquent d’abord la grippe

Les premiers signes d’une infection à hantavirus se manifestent généralement par des symptômes grippaux : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et fatigue. Cependant, dans les cas graves, la maladie peut évoluer vers des complications respiratoires ou rénales, mettant en jeu le pronostic vital. Le diagnostic, souvent tardif en raison de la ressemblance avec d’autres infections, repose sur des analyses sanguines ou la détection d’anticorps spécifiques.

En Europe, où la FHSR est la forme la plus courante, les autorités sanitaires surveillent étroitement les cas signalés. Selon l’OFSP, la majorité des infections surviennent après une exposition à des rongeurs dans des environnements ruraux ou forestiers. La prévention repose donc sur des mesures simples, comme le port de masques et de gants lors du nettoyage de locaux infestés, et l’aération des espaces fermés avant toute occupation.

Les premiers symptômes ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et fatigue. Dans les cas graves, la maladie peut provoquer des œdèmes pulmonaires, des syndromes de détresse respiratoire ou des insuffisances rénales. Une consultation médicale rapide est essentielle pour écarter d’autres diagnostics, comme la grippe saisonnière ou la COVID-19.

La prévention repose principalement sur l’évitement des contacts avec les rongeurs et leurs déjections. Il est recommandé de porter des masques et des gants lors du nettoyage de locaux infestés, d’aérer les espaces fermés avant occupation, et de limiter l’exposition aux poussières contaminées. Dans les zones rurales ou forestières, il est conseillé de désinsectiser régulièrement les habitations et les dépendances.